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Le secteur du private equity bat des records avec une demande accrue des investisseurs

L’étude menée par Dechert LLP et Mergermarket révèle que le montant des transactions a atteint un record de 1,17 milliard de dollars entre janvier et septembre 2021, dépassant ainsi largement les résultats enregistrés sur un an depuis 2015.

Principaux enseignements :

  • 60 % des sociétés de private equity nord-américaines et 49 % de celles de la région EMEA s’attendent à une augmentation significative de l’importance des critères et rapports RSE pour les Limited Partner, ces trois prochaines années
  • 54 % des sociétés de private equity de la région EMEA s’attendent à ce que l’une des conséquences de la pandémie soit la cession des sociétés de portefeuilles performantes à des fonds successeurs
  • 45% des sociétés de private equity interrogées ont augmenté leur utilisation du financement par crédit privé dans les buyouts depuis ces trois dernières années

Le cabinet d’avocats international Dechert LLP publie son rapport annuel Global Private Equity Outlook en partenariat avec Mergermarket, spécialiste des analyses et indicateurs économiques du marché de la fusion acquisition.

Le rapport, qui examine la manière dont les sociétés de private equity poursuivent leurs efforts pour sortir de la pandémie, révèle que l’activité de ce secteur ne montre aucun signe d’essoufflement et devrait largement dépasser les précédents résultats.

Entre janvier et septembre 2021, une valeur de 1,17 milliard de dollars a été enregistrée pour ces opérations, dépassant ainsi largement les résultats annuels enregistrés depuis 2015. Cela signifie que la somme des transactions annuelles en private equity devrait plus que doubler chaque année jusqu’en 2022, avec un afflux continu de capitaux. Les fonds de private equity et de capital-risque atteignent un montant record de capital non-alloué de près de 2 milliards de dollars en 2020.

Ces résultats s’appuient sur une enquête mondiale menée par Mergermarket pour le compte de Dechert, auprès de 100 dirigeants de sociétés de private equity basées en Amérique du Nord (45 %), dans la région EMEA (35 %) et en Asie-Pacifique (20 %) au cours des deuxième et troisième trimestres de 2021.

« Un nombre record de transactions, des taux d’intérêt historiquement bas et une importante quantité de capital non-alloué (dry powder) sont autant de facteurs favorables à une croissance exponentielle du secteur de la gestion d’actifs. Cette tendance devrait se poursuivre pendant plusieurs années, et Dechert, grâce à ses pratiques complémentaires, est parfaitement en mesure de tirer parti de ces extraordinaires opportunités de croissance. De plus, les départements TMT et pharma/médical/biotech, qui connaissent la plus forte croissance, figurent, avec les services financiers, parmi les départements dans lesquels l’équipe private equity de Dechert a été la plus active » Markus P. Bolsinger, co-responsable du département private equity de Dechert et associé des bureaux de New York et Munich.

Des obstacles potentiels à l’horizon

Le rapport souligne également que le secteur du private equity doit rester vigilant. En 2007, un record de transactions avait été atteint (821 milliards de dollars), juste avant que la crise financière ne mette un coup d’arrêt au secteur.

Les obstacles potentiels identifiés, tels que la propagation du variant Delta de la Covid-19, les perturbations de la chaîne d’approvisionnement induites par la Covid-19, les pénuries de main-d’œuvre et les tendances inflationnistes persistantes, pourraient perturber la croissance de ce secteur. Malgré ces inquiétudes, 41% des sondés nord-américains s’attendent à ce que les buyouts soient favorables ces 12 prochains mois.

La RSE reste essentielle

Le rapport met en évidence un intérêt croissant pour les enjeux de responsabilité sociale des entreprises (RSE). 29 % des sondés désignent le changement climatique comme l’enjeu de RSE le plus important à prendre en compte lorsqu’ils envisagent d’investir, le deuxième enjeu étant le développement durable (14 %). Ce résultat est compréhensible en amont de la COP26 et peut être considéré comme le résultat du rattrapage du marché américain par rapport à l’Europe en matière d’engagements RSE. Cette évolution se reflète dans le fait que 60 % des sondés nord-américains et 49 % de la région EMEA s’attendent à une augmentation significative de l’examen par les donneurs d’ordres et des rapports RSE pour les trois prochaines années. Ils ne sont que 20 % dans la région APAC.

« L’importance grandissante des éléments extra-financiers dans les décisions d’investissement et l’avalanche de textes au niveau européen en matière d’ESG obligent les gestionnaires d’actifs à se réinventer. Ils doivent également adopter des démarches plus responsables à tous les niveaux de la chaine de création de valeur, afin d’éviter le greenwashing, ce qui est notamment le but poursuivi. » Cyril Fiat, associé national structuration de fonds du bureau de Dechert Paris.

Des divergences apparaissent

Le rapport reconnaît qu’une disparité apparaît au sein du secteur entre les grands acteurs bien établis, y compris les gestionnaires d’actifs multi-stratégies, et les acteurs plus petits, mono-stratégies ou moins bien établis, rendant ainsi de plus en plus difficile l’établissement de nouveaux entrants sur le marché. Le volume des transactions est également à l’origine d’un renouveau des club deals aux États-Unis, berceau des deals majeurs. 53 % des GPs (General Partners) nord-américains anticipant une augmentation croissante des club deals à la suite de la pandémie, contre 37 % dans la région EMEA et 30 % dans la zone Asie-Pacifique.

Il est intéressant de noter que près de la moitié (45 %) des sondés déclarent avoir augmenté leur utilisation du financement par crédit privé dans les buyouts au cours des trois dernières années, ce qui représente un bond notable par rapport au précédent rapport annuel mondial de Dechert sur le private equity, où seulement 35 % déclaraient y avoir recours.

« Rendre le private equity et ses performances accessibles aux investisseurs de détail au travers de fonds d’investissement est un mouvement qui prend de l’ampleur. Nous le voyons bien avec le nombre grandissant de projets que l’on nous soumet. Néanmoins, des obstacles subsistent au niveau réglementaire, afin de pouvoir aller plus loin dans cette démocratisation, et le niveau de frais, parfois plus élevé de ces fonds « retails » par rapport aux fonds dits « professionnels » peut être un frein à leur développement. » Sabina Comis, associée structuration fiscale et fonds du bureau de Dechert Paris.

Les fonds de continuation en hausse

Le rapport relève un accroissement des ventes d’actifs par les GPs à des "fonds de continuation", qu’ils dirigent, permettant aux investisseurs de conserver leur position sur certains actifs. Ce phénomène est particulièrement marqué dans la région EMEA, où plus de la moitié (54 %) des sondés ont déclaré s’attendre à ce que l’un des effets de la pandémie soit la vente de sociétés de portefeuille prospères à des fonds de continuation, ce qui se produit généralement par le biais d’une transaction secondaire dirigée par les GPs.

Le Global Private Equity Outlook est publié chaque automne par Dechert LLP en coopération avec Mergermarket depuis 2018. Fondée il y a plus de 35 ans, la plateforme mondiale Private Equity de Dechert est intervenue sur les premières créations de fonds et opérations de buyouts. Avec plus de 300 clients, fonds et investisseurs dans le monde, Dechert LLP a assisté ses clients sur un large éventail d’opérations et dispose d’une vue unique et globale du marché.

Next Finance 10 novembre

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