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Les atouts des UC Immobilières dans l’assurance vie

Chaque début d’année s’accompagne de la traditionnelle période d’annonce des taux de rendement des fonds euros des compagnies d’assurance-vie. Même si peu de chiffres ont encore été révélés, une grande majorité d’entre eux, devraient être en baisse par rapport à l’an dernier.

Pour l’épargnant, même si cette découverte ne sera pas des plus agréables, c’est aussi une réelle opportunité qui lui est offerte pour s’interroger et réfléchir à son allocation patrimoniale.

Des incitations à l’investissement en unité de compte

L’environnement économique actuel est caractérisé par des taux bas conduisant à une baisse inéluctable des rendements des fonds euros. Contraint à une garantie en capital et à la sélection d’actifs liquides, les compagnies d’assurance-vie se doivent de privilégier des placements offrant des rémunérations faibles pour leur fonds euros, avec pour conséquence des rendements servis à leurs clients qui s’effritent au fil des ans.

Pour freiner une collecte abondante qui s’engouffre dans les fonds euros, la plupart des assureurs ont opté pour l’octroi d’un bonus aux investisseurs qui allouent une quote-part significative de leur contrat d’assurance-vie dans des unités de compte. Ce bonus de rendement est une véritable aubaine pour l’épargnant. Il permet d’obtenir un rendement très attractif, dans le cadre d’un placement liquide et à capital garanti.

Plus encore, ce bonus a une vertu pédagogique auprès des épargnants qui investissent sur le long terme : en les incitant à allouer une partie de leur épargne sur des unités de compte, ces derniers pourraient bien bénéficier d’une performance plus élevée à long terme en contrepartie d’une prise de risque. A noter que certains assureurs peuvent proposer, en cas de décès prématuré de l’épargnant, que les bénéficiaires du contrat recevront au minimum le capital investi.

Un vaste choix d’unités de compte

Afin de compenser cette absence de garantie en capital sur la partie du portefeuille investie en unités de compte, l’épargnant doit adapter son allocation à son profil de risque et à son horizon d’investissement, en diversifiant suffisamment son portefeuille afin d’en limiter la volatilité globale.

Traditionnellement, les épargnants ont accès à 2 grandes catégories de produits financiers : les unités de compte investies en actions, présentant une forte volatilité en contrepartie d’une espérance de rendement élevé, et les unités de compte investies en obligations, présentant un risque plus faible mais également un potentiel de rendement moins ambitieux.

Mais, au-delà des investissements en actions ou obligations, le choix des thématiques d’investissement disponibles est immense. Elles sont d’ailleurs souvent méconnues des épargnants. Et, parce qu’il est difficile pour l’investisseur de s’y retrouver, les assureurs proposent des services de gestion sous mandat, qui permettent à l’épargnant de déléguer la gestion de son portefeuille à un tiers, en général un gérant de portefeuille. L’épargne est alors investie et gérée en fonction de son profil de risque, de ses objectifs d’investissement et de son horizon de placement, définis au préalable avec son conseiller.

L’immobilier : une classe d’actifs à part entière

Dans le contexte actuel et au regard de l’extrême volatilité des marchés actions et des taux d’intérêt bas limitant le potentiel des obligations, les assureurs ont, depuis plusieurs années, consacré une place de plus en plus importante aux supports immobiliers dans leur offre d’unités de compte.

En effet, l’immobilier présente des caractéristiques attractives tant en termes de performance intrinsèque que de performance relative par rapport aux autres classes d’actifs.

En immobilier, la performance intrinsèque se compose de la performance locative, qui est souvent mesurable dès le début au regard de la durée ferme des baux, et de la valorisation immobilière, laquelle est moins prévisible et plus volatile.

La composante locative, de l’ordre de 3% à 5% en fonction des typologies d’actifs, assoit la performance de la classe d’actifs sur le long terme. Même si ces taux de rendement sont en baisse depuis plusieurs années, la prime de risque reste encore confortable par rapport au taux sans risque. Ce rendement, non garanti, représente entre 30% et 50% de la valeur du placement sur une période de 10 ans.

La composante en capital est en revanche plus volatile et dépend de plusieurs caractéristiques. Les deux principaux paramètres qui peuvent avoir un impact sur la performance sont : le niveau des loyers induit par l’offre et la demande de surface locative disponible et le volume de capitaux disponibles prêt à être investi sur le marché de l’immobilier.

Coté performance relative, l’immobilier présente un profil de performance plus qu’attractif. En effet, selon l’IEIF, sur une période de 10 ans, l’immobilier de bureau affiche une absence de corrélation avec les marchés financiers. Ainsi, dans un contexte rempli d’incertitude, l’immobilier apparaît ainsi comme la classe d’actifs à privilégier pour diversifier son patrimoine.

C’est pourquoi, les assureurs proposent de plus en plus d’unités de compte à sous-jacents immobiliers : Organisme de placement collectif en immobilier (OPCI), Société civile de placement immobilier (SCPI) ou Société civile immobilière (SCI)/ Société civile (SC). Ces véhicules d’investissement possèdent des caractéristiques qui leur sont propres et une stratégie d’investissement spécifique. Une stratégie d’investissement spécifique, qui comme pour les unités de compte actions ou obligations, aura un impact fort sur la performance à long terme. Pour investir dans des unités de compte immobilières, le choix est large : investissement direct dans un actif ou indirect, secteur d’activité (bureau, résidentiel, hôtellerie, logistique, santé, etc.), situation géographique, etc. Nouveauté : l’application de la multigestion à l’immobilier permet à l’épargnant d’investir dans plusieurs stratégies d’investissement immobilier par le biais d’un fonds immobilier.

L’immobilier papier est devenu un placement incontournable dans la constitution et la diversification du patrimoine financier des épargnants. Il est donc indispensable d’en intégrer dans son assurance vie. Moins volatils que les actions, plus rémunérateurs que les obligations, ces supports immobiliers désormais présents dans les assurances-vie viennent accroître les possibilités d’investissement des investisseurs et contribuent au développement de leur patrimoine.

Romain Welsch 12 février

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