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Perspectives d’alpha au Japon en 2021

Les conditions de création d’alpha au Japon devraient s’améliorer en 2021. Premièrement, le contexte macroéconomique sera vraisemblablement plus favorable et ouvrira la voie à un plus grand nombre de thèmes d’investissement.

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La deuxième vague du virus au Japon a dépassé son pic et son impact sur l’activité semble possible à surmonter, si bien que le rebond de la croissance économique devrait s’affermir au 2e trimestre. Par ailleurs, le pays est exposé au cycle de l’économie mondiale et très sensible à l’activité en Asie, en Chine et aux États-Unis. Ses principales exportations de produits sont également cycliques. De plus, d’importantes mesures de relance budgétaire et monétaire vont demeurer en place et offrir un potentiel haussier à la consommation, sous réserve que la confiance soit restaurée.

Deuxièmement, le Japon est en train d’expérimenter des changements structurels qui sont favorables au marché. Le plan de relance « Suganomics » met l’accent sur la décarbonation de l’économie, la dématérialisation, l’amélioration de la productivité sectorielle et l’accroissement de la pénétration des services mobiles. Ces réformes devraient contribuer à renforcer l’accès au marché des investisseurs étrangers et à améliorer la gouvernance d’entreprise, menant à une intensification des opérations sur titres. Si les entreprises nippones sont généralement efficaces pour garder sous contrôle leurs coûts opérationnels et non-opérationnels, elles pêchent par des marges brutes inférieures à celles des concurrents d’autres pays développés. Une plus grande fluidité dans le paysage des entreprises pourrait par conséquent favoriser la croissance du chiffre d’affaires des émetteurs d’actions japonaises. Engagé dans une course contre la montre avant les élections d’octobre, Yoshihide Suga accélère les réformes, bien que celles-ci pourraient être compromises par la popularité en berne du Premier ministre. Pour l’instant, les investisseurs accordent aux réformes le bénéfice du doute, mais n’anticipent pas encore une inflexion majeure.

Troisièmement, les actions japonaises demeurent sous-représentées au sein des portefeuilles. Les allocations au marché nippon ont été réduites (-2% en termes de capitalisation boursière mondiale depuis 2018), principalement par les investisseurs particuliers et étrangers, en raison d’une croissance anémique, des effets négatifs de la guerre commerciale et de la pandémie. Désormais, l’épargne considérable mise de côté par les ménages pourrait être progressivement remise en circulation.

Quatrièmement, le ralentissement de la pandémie et le regain de vigueur de l’économie japonaise devraient favoriser l’émergence d’un plus grand nombre de thèmes d’investissement, et soutenir ainsi la sélection de titres. Ces thèmes couvriront notamment les actions sensibles à la consommation intérieure, l’exposition à l’Asie, les politiques de relance ou encore les dépenses d’investissement.

Une embellie s’observe déjà dans les conditions d’alpha. La dispersion entre les titres, les facteurs et les thèmes (qui sert d’indicateur du potentiel d’arbitrage pour les gérants) demeure élevée, et corrobore des tendances économiques divergentes entre les sous-secteurs. Parallèlement, les corrélations diminuent régulièrement, mettant en évidence des opportunités plus diversifiées. De plus, la valorisation des fondamentaux (la façon dont ces derniers sont reflétés dans les cours de bourse des entreprises sous-jacentes) est en amélioration, et c’est un autre élément clé pour la création d’alpha.

L’accroissement du nombre de nouveaux fonds d’actions japonaises ne nous surprend pas. Les observations ci-dessus sont confirmées par notre groupe de pairs d’OPCVM d’actions nippones, dont les performances sont de plus en plus différenciées et traduisent des positionnements et thèmes d’investissement hétérogènes. Le niveau global de leur exposition a été relevé, signe de confiance de la part des gérants. À noter que leur alpha est à nouveau positif, après avoir été mis à l’épreuve pendant le conflit commercial de 2017 à 2019. Dans l’ensemble, une augmentation des allocations aux stratégies actives d’actions japonaises nous paraît donc largement justifiée.

Lyxor Research 8 février

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