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Après avoir atteint de nouveaux plus hauts historiques dans les tout premiers jours du mois, les marchés actions internationaux ont accusé des baisses assez sensibles en septembre

Mesuré en dollar, l’indice S&P 500, le marché directeur au niveau mondial, recule ainsi de plus de 4% sur le mois, et affiche une performance quasi nulle sur l’ensemble du troisième trimestre.

Ce sont notamment les valeurs de croissance qui ont été pénalisées sur cette période, alors que les thématiques liées aux matières premières enregistraient des surperformances significatives.

Plusieurs facteurs sont à l’origine de ce retournement. D’une part, la persistance de pénuries pour un certain nombre de biens intermédiaires, du fait notamment de mesures de restrictions sanitaires assez strictes dans de nombreux pays d’Asie où la vaccination met du temps à se mettre en place, constitue une contrainte à la production de nombreux biens (automobile par exemple) et entretient une nette hausse des coûts de production. Le coût du fret ainsi que les prix de l’énergie continuent en outre de se maintenir sur des niveaux élevés ou accélèrent encore, ce qui entretient des craintes à la fois sur les marges des entreprises et sur les niveaux d’inflation à court terme.

Dans le même temps, le durcissement du discours des banquiers centraux et la perspective d’une inflation au-delà des objectifs de long terme pour une durée plus longue qu’initialement escompté a conduit à un ajustement assez brutal des taux d’intérêt à long terme sur les obligations d’Etat américaines et européennes, au cours du mois de septembre en particulier. Aux Etats-Unis par exemple, le rendement des obligations d’Etat à 10 ans est ainsi revenu aux environs des 1,5% fin septembre, un niveau qui n’avait pas été observé depuis le mois de juin .

Enfin, le net durcissement de la réglementation économique en Chine et ses effets restrictifs sur des acteurs de taille importante comme Evergrande, combiné à un fléchissement assez net de l’activité économique, ont fait craindre un ralentissement brutal de l’économie mondiale.

Pour notre part, nous continuons de penser que l’environnement économique fondamental devrait rester plutôt favorable à l’horizon des prochains trimestres. Bien qu’en ralentissement, l’activité économique mondiale devrait rester suffisamment soutenue pour permettre une progression significative des profits des entreprises. Concernant l’inflation, la normalisation risque de prendre plus de temps qu’initialement escompté, du fait de la hausse continue du prix de l’énergie et de la persistance de difficultés dans les chaînes de production mondiales et dans les transports internationaux. Mais le risque d’un véritable dérapage généralisé et durable des prix nous semble assez limité. Le mouvement de normalisation des taux d’intérêt devrait donc se poursuivre, mais sur un rythme moins brutal qu’au cours des dernières semaines.

Néanmoins, après la forte hausse des marchés actions internationaux observée jusqu’à l’été, qui a porté les valorisations absolues sur des niveaux élevés, et face à la montée des incertitudes de court terme sur l’inflation, la croissance et l’attitude future des Banques Centrales, nous procédons à une certaine réduction du risque dans les portefeuilles.

Ainsi, l’exposition aux marchés actions est réduite de 5% dans les portefeuilles diversifiés, pour revenir à l’allocation stratégique. Dans un portefeuille équilibré, l’exposition aux actions est ramenée de 55% à 50%. Au sein des actions, nous ne modifions pas nos positions tactiques qui consistent à privilégier l’Europe (de 5%) et, au niveau sectoriel, la technologie et la finance (positions de 5% également). Pour les obligations, nous maintenons une sur-exposition aux obligations d’entreprises à haut rendement, et nous introduisons une position de 5 % (pour un portefeuille de profil équilibré) aux obligations d’Etat à court terme, afin de limiter le risque de taux dans les portefeuilles.

Alexis Naacke 5 octobre

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