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Dividendes en Europe en 2021 : Reprise partielle après la chute de l’an dernier

Selon l’édition 2021 de l’étude sur les dividendes réalisée par Allianz Global Investors, les entreprises de l’indice MSCI Europe devraient verser à leurs actionnaires environ 330 milliards d’euros cette année, après baisse estimée à 290 milliards d’euros en 2020.

  • Les niveaux d’avant la crise ne seront pas atteints avant 2022
  • L’étude montre qu’en dépit de l’effondrement lié à la pandémie de coronavirus, les dividendes en Europe continuent de contribuer de manière substantielle au rendement des actions.

Après une augmentation constante au cours des dernières années, le versement de dividendes par les entreprises européennes s’est effondré en 2020 en raison de la crise provoquée par la pandémie de coronavirus. AllianzGI, l’un des principaux gestionnaires actifs au monde, estime que les sociétés de l’indice boursier européen MSCI Europe ont distribué un peu moins de 290 milliards d’euros en 2020, contre environ 360 milliards d’euros en 2019 [1]. Bien que les versements d’une année soient en général basés sur les bénéfices de l’année précédente, de nombreuses entreprises les ont réduit ou même suspendus en 2020 par mesure de précaution. Dans certains cas, les entreprises n’ont pas été autorisées à en distribuer parce qu’elles avaient reçu une aide gouvernementale. Dans l’ensemble, un peu moins de trois entreprises européennes sur quatre ont versé des dividendes l’année dernière, contre plus de 90 % les années précédentes [2].

En 2021, les versements de dividendes par les sociétés du MSCI Europe devraient augmenter de nouveau. "A l’image de la situation économique, nous ne nous attendons pas à une évolution en forme de V pour le versement de dividendes de 2021, mais seulement à une reprise partielle par rapport à l’automne précédent", explique Jörg de Vries-Hippen, CIO Equity Europe chez AllianzGI. La baisse d’environ 20 % en 2020 sera probablement suivie d’une hausse d’environ 15 % cette année, passant d’environ 290 milliards d’euros à quelques 330 milliards d’euros. "Il est peu probable que le niveau pré-crise soit de nouveau atteint avant 2022, au plus tôt. Et il existe des différences significatives entre les secteurs. Par exemple, les secteurs de la santé et des utilities ont pu augmenter leurs paiements pendant la crise et devraient continuer dans cette voie à l’avenir. D’autres secteurs, en revanche, ont été plus touchés. Les entreprises de biens de consommation et de biens industriels cycliques, par exemple, ne pourront probablement augmenter leurs versements de dividendes qu’à la suite d’une reprise économique générale, et des secteurs tels que l’énergie et les services financiers resteront probablement plus longtemps en dessous des sommets précédents", a ajouté M. de Vries-Hippen.

L’Étude d’AllianzGI sur les dividendes en 2021

Malgré le marasme économique, les dividendes en Europe ont continué à contribuer de manière substantielle au rendement des actions en 2020. En raison de la réduction de leur versement, le rendement des dividendes en Europe a baissé d’environ 1% d’une année sur l’autre, pour atteindre environ 2,8% au second semestre. Toutefois, ce montant reste bien supérieur aux rendements nominaux de nombreux titres du marché obligataire. Les Bunds allemands à 10 ans, par exemple, ont affiché un rendement légèrement négatif sur l’ensemble de l’année dernière.

L’importance des dividendes devient encore plus évidente dans une perspective de long terme. Dr Hans-Jörg Naumer, Head of Capital Market Analysis et auteur de l’étude "Allianz Global Investors Dividend Study 2021", le souligne : "Les dividendes donnent de la stabilité à de nombreux portefeuilles, surtout les années où le cours des actions est négatif, car ils peuvent alors compenser les pertes, en tout ou en partie. En outre, en raison de la politique de dividendes de nombreuses entreprises, les distributions fluctuent moins que les bénéfices, ce qui stabilise également le rendement total des actions". En Europe, la culture du dividende est particulièrement forte par rapport aux États-Unis et à l’Asie. Entre 1975 et fin 2020, environ 35 % du rendement total des actions était attribuable aux dividendes. "Pour les investisseurs, les dividendes restent donc extrêmement importants ", explique Naumer, qui ajoute : "Avec la pandémie, la répression financière est entrée dans une nouvelle phase. Les taux d’intérêt négatifs prévaudront encore plus longtemps. Par conséquent, la recherche de revenu du capital se poursuit".

Next Finance 27 janvier

Voir en ligne : The Hunt for Capital Income Continues

Notes

[1] Estimations d’AllianzGI ; Source pour 2019 figure : Datastream.

[2] Basé sur le MSCI Europe, source : Datastream. Les baisses ont été particulièrement fortes en Italie, où la part des sociétés qui ont distribué des dividendes est passée d’environ 70 à 40 % (MSCI Italie), en France d’environ 95 à 65 % (CAC 40) et au Royaume-Uni d’un peu moins de 100 à 80 % (FTSE 100). En Allemagne (sociétés DAX), en revanche, le taux est resté élevé, à environ 90 %.

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