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Evergrande et la FED attisent la nervosité

Les actifs risqués ont été sous pression, en raison de l’aggravation de la crise de la dette de la société immobilière de Hong Kong Evergrande, ravivant les inquiétudes concernant le ralentissement de la croissance chinoise. La nervosité s’est aussi accentuée en amont de la réunion de la Réserve Fédérale américaine.

Le risque de contagion concernant l’affaire Evergrande s’est réduit avec la volonté du groupe de payer l’échéance d’intérêt sur la dette le 23 septembre et une nouvelle injection de liquidités de la banque centrale chinoise. Cependant, une intervention de Pékin semble nécessaire pour neutraliser totalement ce risque de contagion et porter durablement la confiance.

Du côté de la Fed, un tapering semble à présent digérable pour les marchés d’actions. Elle a confirmé sa volonté de réduire graduellement ses achats, en conditionnant ceci à une poursuite de l’amélioration de l’activité. Nous tablons sur une mise en œuvre de ce tapering avant la fin de l’année, mais de manière suffisamment graduelle pour contenir la remontée des taux et permettre aux valorisations de rester au-delà de leur moyenne de 2015-2017.

Le mouvement suivant concernant une hausse des taux directeurs sera selon nous géré afin d’éviter les perturbations potentielles sur les marchés d’actions. Le débat est cependant toujours ouvert sur la nature transitoire ou persistante du pic d’inflation suite à la levée des restrictions liées au Covid-19. Mais l’inflation aux États-Unis a, de manière surprenante, ralenti le mois dernier.

En Angleterre, la fin du mécanisme de chômage partiel ce mois-ci alimentera les incertitudes quant à la capacité de l’économie à absorber les 1,9 millions de travailleurs qui bénéficient encore des aides. La pression est donc haussière sur les salaires, face à un déficit de main d’œuvre dû au Covid et au Brexit. En conséquence, le discours des banquiers centraux s’est voulu en faveur d’un resserrement monétaire.

Les indices d’activité PMI publiés pour le mois de septembre aux Etats-Unis, en France et en Allemagne reflètent toujours une activité forte mais en net recul sur le mois précédent. Les raisons de ce ralentissement sont liées à la persistance des problèmes d’approvisionnement et des pénuries de main d’ouvre du côté des services.

Dans ce contexte agité, nous restons positionnés dans la zone de neutralité sur le marché actions, en rééquilibrant néanmoins l’exposition aux différentes zones. Tout en conservant une vue constructive sur le marché japonais, nous ramenons les actions américaines et les actions européennes à la neutralité, afin d’acter une poursuite de la reprise régulière de la croissance post-pandémique et une normalisation prudente de la politique monétaire.

Sur les marchés de taux, nous conservons des vues négatives sur les taux en zone euro, tout en restant neutres sur les taux américains.

Edmond de Rothschild (France) 27 septembre

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