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Hausses de taux, inflation, géopolitique… Des risques insurmontables pour les entreprises ?

Comme d’accoutumée, alors même que la Banque Centrale Européenne poursuivait ses hausses de taux de 75 points de base en appliquant à la lettre le scenario anticipé, exigé diront certains, par le marché - il est des choses qui ne changent pas - nous réalisions jeudi dernier notre présentation d’allocation obligataire trimestrielle.

Si nous nous risquions, il y a quelques années, voire quelques mois, à des prévisions facilitées par des banques centrales particulièrement accommodantes et soumises à la fois au marché et aux Etats, l’environnement actuel rend l’exercice totalement hasardeux et donc inadapté au métier d’investisseur.

Il y a cependant une chose que nous remarquions en cette rentrée, c’est que les marchés ne changent, eux, jamais et restent invariablement dans l’exagération des tendances et des sentiments. Alors qu’ils sortaient de la crise du Covid avec un optimisme à toute épreuve, entretenu par les banques centrales et les Etats, ils sont aujourd’hui tombés dans un pessimisme généralisé, capables d’anticiper que 30 à 40% des entreprises ‘high yield’ pourraient faire défaut dans les cinq prochaines années ! Autant dire un cataclysme sans commune mesure avec celui de 2008, qui avait entraîné en Europe un taux de défaut autour de 10% sur ce segment.

Et pourtant… De notre côté, alors que nous restons, depuis plusieurs semaines, porteurs d’obligations affichant des rendements entre 5% et 15%, nous nous étonnions de ce pessimisme généralisé lorsque nous écoutions les entreprises parler de leur activité et de leurs perspectives. Certes, la prudence était de mise mais nous n’entendions pas non plus un alarmisme comparable à ce que nous lisions dans la presse financière. Et nous ne nous disions donc pas qu’il était urgent de céder nos obligations pour nous positionner sur des actifs monétaires ou sans risque, mais plutôt que les primes offertes par le marché nous semblaient exagérées au regard des risques qu’il pricait.

Au lieu d’imaginer des scénarios, nous nous sommes donc demandés, pour cette présentation, quelle était la résistance possible de nos portefeuilles à tous les risques aujourd’hui avérés et en cours :

  • La géopolitique, avec un focus particulier sur la Russie, l’Ukraine, la Chine et les émergents
  • L’inflation
  • La récession
  • La sensibilité aux hausses de taux en cours des banques centrales, et particulièrement de la BCE

Nous étions alors rassurés de conclure à une résistance accrue de nos portefeuilles à ces risques, venant essentiellement de leur construction sur des scenarios value obligataires très différenciés entre eux et différenciants par rapport au marché traditionnel obligataire.

Alors oui il existe encore des entreprises qui ne vont pas faire faillite, il existe des rémunérations dont les investisseurs auraient rêvé il y a seulement un an, mais qu’ils n’achètent pas aujourd’hui alors même qu’ils ont plus que jamais besoin de rendement pour contrer l’inflation qui érode chaque semaine leur capital. Les banques centrales avaient fait du marché obligataire un désert au sein duquel on côtoyait quelques irréductibles, quelques investisseurs spécialisés, quelques autres contraints par leur réglementation à côté de la gargantuesque. La crise actuelle et les hausses de rendement significatives, pour le moment indifférenciées, pourraient bien marquer le début d’une nouvelle ère, au sein de laquelle le marché obligataire pourrait retrouver son attractivité pour les investisseurs quels qu’ils soient. Octo AM compte bien être partie prenante de ce nouveau paysage verdoyant de primes de rendement !

Matthieu Bailly 13 septembre

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