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Inflation persistante et transition énergétique : une double opportunité d’investissement dans les ressources naturelles

Liées à toutes les activités et industries, les ressources naturelles jouent un rôle fondamental dans la transition vers une économie bas carbone. Les secteurs miniers et énergétiques bénéficient par ailleurs de leur profil cyclique dans un contexte qui s’annonce durablement inflationniste.

Liées à toutes les activités et industries, les ressources naturelles jouent un rôle fondamental dans la transition vers une économie bas carbone. Les secteurs miniers et énergétiques bénéficient par ailleurs de leur profil cyclique dans un contexte qui s’annonce durablement inflationniste. Consacré à cette thématique, le fonds d’actions internationales CPR Invest - Global Resources, qui investit dans les secteurs des matériaux, de l’énergie et des métaux précieux, affiche de très bonnes performances dans un contexte de marché perturbé. Outre cette construction en triptyque qui lui confère un potentiel de rendement plus stable et de volatilité plus faible que les stratégies sectorielles concentrées, le fonds se distingue par sa politique d’investissement responsable, conforme aux exigences de l’article 8 SFDR, qu’il est l’un des rares à mettre en œuvre dans sa catégorie de fonds.
Entretien avec son gérant, spécialiste des ressources naturelles, Arnaud du Plessis.

LES RESSOURCES NATURELLES SONT GÉNÉRALEMENT ASSOCIÉES AU CYCLE ÉCONOMIQUE. LA THÉMATIQUE DISPOSE-T-ELLE DE MOTEURS STRUCTURELS DE CROISSANCE ?

La croissance démographique apporte un puissant soutien à la thématique. L’offre cependant se raréfie et, confrontée à l’aggravation des enjeux environnementaux, se transforme en faveur d’une exploitation plus responsable des ressources naturelles.

Dans un récent rapport, The Role of Critical Minerals in Clean Energy Transitions, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) mentionne que le système énergétique mondial est en pleine transition vers les énergies propres. Une transition qui nécessitera un déploiement massif d’un large éventail de technologies vertes, dont beaucoup reposeront à leur tour sur des minéraux critiques tels que le cuivre, le lithium, le nickel, le cobalt ainsi que des terres rares. L’AIE a estimé notamment que l’atteinte des objectifs de l’accord de Paris nécessiterait un quadruplement des besoins en minéraux pour les technologies propres d’ici 2050.

La transition écologique, notamment par le biais de l’électrification des transports, constitue donc le principal moteur structurel de la hausse des ressources naturelles. Par exemple, une voiture électrique nécessite en moyenne six fois plus de matériaux qu’une voiture à moteur thermique ; les batteries de ces véhicules requièrent en effet du lithium, du cuivre, du cobalt, du manganèse et du graphite. Or dans le cas particulier du cuivre, indispensable à l’électrification, l’offre minière est faible, peu de grands gisements ayant été dernièrement découverts. Ce métal stratégique devrait voir son cours se maintenir à des niveaux durablement élevés.

AUX ENJEUX ENVIRONNEMENTAUX S’AJOUTE ÉVIDEMMENT LE CONTEXTE MACROÉCONOMIQUE ACTUEL. EN QUOI RENFORCE-T-IL LA PERTINENCE DE CETTE THÉMATIQUE POUR LES INVESTISSEURS ?

Lors de la crise du Covid-19 en mars 2020, les principales banques centrales ont pris des mesures d’urgence exceptionnelles pour faire face à une contraction brutale de l’économie. Associées aux efforts budgétaires massifs des gouvernements, elles ont permis d’amortir la crise.

En revanche, conjuguées aux ruptures des chaînes d’approvisionnement et à la vigueur de la reprise économique, elles ont entrainé une flambée des prix des matières premières. Depuis août 2021, le pétrole (+75 %), le charbon métallurgique (+165 %), l’aluminium (+35 %) et le lithium (+250 %) ont enregistré leurs meilleures performances annuelles de la dernière décennie.

L’inflation a fait son grand retour, à son plus haut niveau depuis 40 ans en zone euro, et pourrait s’installer de manière durable. Or, en période inflationniste, les secteurs cycliques et value ont tendance à surperformer les secteurs défensifs et croissance. Le fonds Global Resources, principalement investi dans les matériaux et l’énergie, est idéalement positionné via son exposition à des secteurs corrélés à l’inflation.

De plus, les fondamentaux des ressources naturelles demeurent très solides, les sociétés du secteur de l’énergie et des matériaux ayant des bilans financiers très sains et une génération de cash sans précédent. En outre, en dépit des bonnes performances boursières, la valorisation de ces secteurs demeure historiquement basse.

QUEL EST L’IMPACT DU CONFLIT UKRAINIEN SUR LA THÉMATIQUE ?

La guerre a exacerbé les tensions haussières préexistantes sur le marché des matières premières, à cause du poids significatif qu’y représentent les belligérants. La dépendance du continent européen au gaz russe en est la manifestation la plus commentée.

La Russie est par ailleurs un gros producteur de palladium, de platine et de nickel. L’Ukraine dispose elle aussi de nombreuses ressources naturelles, notamment agricoles. Le conflit retire donc d’importantes productions du marché, et sa fin ne signera pas la levée immédiate des sanctions. La Russie va s’installer dans un isolement durable qui devrait soutenir la hausse des matières premières sur le long terme.

Le conflit a par ailleurs renforcé les sous-jacents plus structurels de la thématique liés à la transition écologique, en faisant de l’indépendance énergétique un maître mot. Le plan REPowerEU de la Commission européenne, qui vise à atténuer la dépendance de l’Union au gaz russe, met ainsi l’accent sur la décarbonisation et l’efficacité énergétique.

L’OR OCCUPE UNE PLACE DISTINCTE AU SEIN DES RESSOURCES NATURELLES. QUELS AVANTAGES OFFRE-T-IL ET COMMENT S’Y EXPOSER ?

Dans un contexte géopolitique grandement perturbé, son rôle d’actif refuge fait l’objet d’un intérêt croissant de la part des investisseurs. L’une des grandes vertus de l’or, c’est sa décorrélation des marchés globaux, et par conséquent sa capacité à offrir un axe de diversification quand les marchés dévissent.

Au-delà du conflit ukrainien dont on peut difficilement anticiper les suites, la persistance structurelle d’une inflation élevée, pesant sur les taux d’intérêt réels, va continuer de soutenir les cours de l’or. En effet, cet actif ne générant pas de rendement, il est d’autant plus intéressant d’en détenir quand les taux d’intérêt réels sont bas.

Si l’or physique est un actif défensif, les compagnies aurifères, corrélées fortement à l’or et faiblement aux marchés d’actions mondiaux, permettent de jouer le marché de l’or de façon dynamique.

Arnaud Demes , Arnaud du Plessis 12 avril

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