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L’inflation annuelle reste à des niveaux élevés à 5,4% mais c’est la dynamique mensuelle qui importe plus et ses composantes.

L’inflation mensuelle qui se raffermit à 0,4% (contre 0,3% le mois passé) traduit assez logiquement la poursuite de la hausse des prix de l’énergie en septembre mais aussi un élargissement des secteurs concernés par l’inflation après un mois d’août marqué par la baisse sur les prix du pétrole.

L’inflation annuelle reste à des niveaux élevés à 5,4% (4% hors alimentation et énergie) mais c’est la dynamique mensuelle qui importe plus et ses composantes. L’inflation mensuelle qui se raffermit à 0,4% (contre 0,3% le mois passé) traduit assez logiquement la poursuite de la hausse des prix de l’énergie en septembre mais aussi un élargissement des secteurs concernés par l’inflation après un mois d’août marqué par la baisse sur les prix du pétrole.

Assez logiquement, certaines composantes qui avaient alimenté temporairement la hausse de l’inflation au printemps corrigent depuis deux mois comme les voitures d’occasion. De manière plus générale, à la différence des données d’inflation du printemps très divergentes d’un secteur à l’autre et en partie expliquée par la réouverture et les effets de base en comparaison avec le printemps 2020, l’inflation semble désormais se diffuser à un plus grand nombre de secteurs, même si des divergences subsistent et que certaines variations mensuelles sont parfois liées à des facteurs exceptionnels.

A l’inverse, certaines composantes d’inflation qui ressortent de manière presque surprenante en territoire négatif en variation mensuelle depuis plusieurs mois comme les transports (-0,5%) et qui pourraient repartir à la hausse, une fois que les taux de remplissage progressent et que les sociétés répercutent la hausse des prix de l’énergie (baisse de -6,4% des prix des billets d’avion après -9,1% en août).

La poursuite de l’inflation des prix de l’énergie et de l’alimentation (à laquelle les classes moyennes sont sensibles) ne manquera pas d’alimenter une poursuite de la pression à la hausse des salaires, et que des grands groupes accompagnent déjà en remontant le niveau des plus bas salaires. A noter sur ce plan que l’inflation attendue par les ménages pour les 12 mois à venir s’élève aussi à 5,3%, ce qui signifie une poursuite de la trajectoire actuelle d’inflation, pouvant s’interpréter de trois manières : soit comme une remise en cause du caractère “transitoire” de l’inflation perçue par les ménages, soit comme une myopie consistant à étendre la tendance actuelle sans appréhension des effets de base, soit plus probablement comme une sensibilité plus forte à certaines composantes comme l’alimentation, l’énergie et le logement.

En conclusion, cette donnée d’inflation pour septembre ressort relativement proche du consensus et valide la thèse que nous défendons depuis plusieurs mois d’un plateau d’inflation élevée au second semestre et au moins jusqu’à début 2022. Elle ne change fondamentalement pas la perspective sur le calendrier du « tapering » de la Fed attendu d’ici la fin d’année.

Vincent Manuel 14 octobre

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