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Les placements qui ont la cote

L’économie mondiale a tourné la page de la crise sanitaire. La croissance est soutenue et les marchés financiers restent bien orientés. Dans ce contexte, quels sont les placements à privilégier en 2022 ? Par Olivier Grenon-Andrieu, Président chez Equance...

Effet de la crise sanitaire, les Français se sont constitués une épargne supplémentaire de 157 milliards d’euros, selon la Banque de France. Cette épargne conséquente dort, trop souvent, sur les comptes courants et les livrets réglementés. Or le retour d’une inflation soutenue, même passagère, incite les ménages à faire le point sur leur patrimoine et sur les solutions d’investissement. Des opportunités sont à chercher dans le non coté.

Un engouement pour le capital investissement

Les fonds de capital investissement et d’infrastructure ont collecté 18,4 milliards d’euros [1] en 2020, selon l’état des lieux de France Invest. Depuis plusieurs années, les investisseurs se tournent vers le capital investissement dans un contexte de taux bas où les perspectives de rendement se font plus rares. Avec un taux de rentabilité interne (TRI) qui s’élève en moyenne à 11,7 % [2] sur les 15 dernières années, le private equity devient de plus en plus attractif.

La performance n’est pas le seul atout du capital investissement. Les investisseurs apprécient la décorrélation de cette classe d’actifs des marchés financiers offrant ainsi une plus faible volatilité. Malgré des collectes en hausse, le capital investissement reste la chasse gardée des investisseurs institutionnels. Une situation qui tend à évoluer. Depuis le vote de la loi Pacte, les fonds professionnels de capital investissement (FPCI) sont éligibles à l’assurance vie sous forme d’unité de compte. De même, les investisseurs particuliers peuvent investir jusqu’à 50 % de leur contrat d’assurance vie en private equity dès lors que leur capital s’élève au minimum à 100 000 euros tout en bénéficiant d’une certaine liquidité.

Au-delà d’une offre de fonds encore assez limitée, le capital investissement pâtit d’un ticket d’entrée élevé. En général, il faut compter une prime minimum de 100 000 euros pour investir dans des fonds de private equity qu’ils s’agissent de FCPI ou de FCPR. De fait, seule une clientèle aisée se trouve en capacité d’investir dans cette classe d’actifs, souvent dans un objectif de diversification de leur patrimoine. Sur cet aspect aussi, l’accessibilité de ces véhicules tend à évoluer avec pour certains fonds des tickets d’entrée plus bas autour de 20 000 euros.

La pierre-papier, des rendements toujours attractifs

Les fonds immobiliers non cotés, les SCPI en tête, ont fait preuve d’une bonne résilience lors de la pandémie en offrant des rendements autour de 4%, selon l’Aspim. Très accessibles et entièrement décolérées des marchés financiers, les SCPI vont continuer à offrir un niveau de performance attractif cette année et en 2022 en profitant de la reprise économique. Ainsi, les SCPI spécialisées dans l’hôtellerie ou les commerces commencent à retrouver des couleurs bien que leur niveau de performance reste encore très inférieur aux SCPI de la santé, de la logistique ou de bureaux. De même, la performance est à chercher du côté des SCPI diversifiés qui affichaient en 2020 des rendements de près de 5%, selon France Invest. Autre atout, les SCPI offrent toujours une très bonne liquidité sur le marché secondaire.

Si l’horizon est dégagé, les SCPI souffrent néanmoins d’une fiscalité élevée car soumise à l’impôt sur le revenu dans la catégorie des revenus fonciers, plus les prélèvements sociaux. Il existe plusieurs solutions pour réduire le poids de l’imposition. Parmi celles-ci, l’achat à crédit de parts de SCPI connait un grand succès auprès des épargnants. Outre le bénéfice de l’effet de levier du crédit, la déclaration des revenus sous le régime réel permet de profiter du mécanisme du déficit foncier.

Une autre possibilité réside dans l’achat de parts en démembrement temporaire. Dans le cadre de la préparation de la retraite, ce mécanisme s’avère intéressant pour les épargnants qui n’ont pas besoin de percevoir un revenu complémentaire lors de l’acquisitions de la nue-propriété. Ce n’est qu’à la fin du démembrement que les investisseurs peuvent être pleinement propriétaires des parts tout en bénéficiant d’une décote sur l’usufruit. Enfin, les non-résidents plébiscitent les SCPI européennes qui leur permettent de réduire le poids de la fiscalité française et de s’affranchir des prélèvements sociaux par le biais des conventions fiscales entre les pays européens.

Olivier Grenon-Andrieu 24 novembre

Notes

[1] Etude de France Invest : https://www.franceinvest.eu/wp-cont...

[2] Etude de France Invest : https://www.franceinvest.eu/wp-cont...

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