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Dominé par la technologie, l’indice Nasdaq affiche ses pires performances depuis la crise financière mondiale de 2008, la capitalisation boursière de ses cinq entreprises phares ayant fondu de USD 1200 milliards la semaine dernière. Les marchés ont encore souffert la semaine passée, pour terminer un mois exceptionnellement compliqué...

Dominé par la technologie, l’indice Nasdaq affiche ses pires performances depuis la crise financière mondiale de 2008, la capitalisation boursière de ses cinq entreprises phares ayant fondu de USD 1200 milliards la semaine dernière. Les marchés ont encore souffert la semaine passée, pour terminer un mois exceptionnellement compliqué, notamment pour les actifs risqués. Durant une saison des résultats du premier trimestre globalement robuste, ces derniers réagissent plus vivement aux déceptions qu’aux bonnes performances, ce qui confirme notre préférence pour les entreprises dotées d’un pouvoir de fixation de leurs prix.

La croissance du PIB américain a réservé une très mauvaise surprise, avec une chute de 1,4% par rapport au trimestre précédent (en rythme annuel). Cependant, ce recul est principalement dû aux stocks, à la réduction des dépenses publiques et à l’augmentation des importations, tandis que la consommation personnelle a légèrement baissé mais demeure importante. En zone euro, le PIB préliminaire du premier trimestre s’est révélé inférieur aux attentes, ce qui est de mauvais augure pour le deuxième trimestre et complique la tâche de la Banque centrale européenne (BCE), qui doit arbitrer entre inflation et croissance. Parallèlement, le plongeon du yuan par rapport au dollar s’est poursuivi, alors que les restrictions liées au covid entravent l’activité et déstabilisent les marchés. L’indice des directeurs d’achat (PMI) du secteur manufacturier chinois s’est enfoncé en territoire de contraction – 47,4 en avril –, tandis que son équivalent non manufacturier atteignait 41,9. Les autorités chinoises ont réagi vigoureusement, en affichant leur volonté de stabiliser l’économie et les marchés « quoi qu’il en coûte ». Nous restons positifs face aux obligations d’Etat chinoises.

Tandis qu’on célébrait dimanche la Fête du travail dans de nombreux pays européens, la hausse du coût de la vie continue d’éroder les revenus. La Banque du Japon (BoJ) maintient sa politique de stabilisation des obligations d’Etat (JGB), affaiblissant le yen au-delà de 130 JPY par dollar pour la première fois depuis des années. Tout aussi déterminée, la Fed devrait procéder à une hausse des taux d’intérêt de 50 points de base lors de sa réunion de cette semaine, malgré la forte volatilité des marchés et le ralentissement économique aux Etats-Unis. Pour sa part, la BCE a tenu un discours plus agressif la semaine dernière, certains membres du Conseil des gouverneurs suggérant deux à trois hausses des taux directeurs d’ici la fin de l’année. Evoquant une possible accélération de l’inflation, son chef économiste, Philip Lane, a déclaré que la faiblesse de l’euro influencerait les projections que la banque centrale devrait formuler en juin. Une première hausse des taux de la BCE en juillet, soit deux mois plus tôt que dans notre scénario de base, devient donc plus probable. Nous avons réduit la part des actions de la zone euro au profit des actions suisses et de liquidités à redéployer ultérieurement.

Cesar Perez Ruiz 4 mai

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