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Trois initiatives pour poursuivre la croissance dans l’année du buffle

Le 12 février est le début de l’année du buffle, selon le calendrier lunaire chinois. Le buffle, qui est le deuxième de tous les animaux du zodiaque, est connu pour sa diligence, sa fiabilité, sa force et sa détermination. Les politiques ambitieuses de la Chine reposent sur ces qualités.

La pandémie de Covid-19 et ses conséquences n’ont pas encore été totalement maîtrisées en Chine. Néanmoins, de nombreux éléments indiquent que les rituels des célébrations du Nouvel An, qui sont censés apporter chance et prospérité au cours de l’année à venir, trouveront un terrain fertile. Le pays n’a pas seulement très bien surmonté la pandémie au cours de l’année écoulée : le produit intérieur brut a augmenté de 2,3 % et a dépassé pour la première fois la barre des 100 000 milliards de yuans. DWS est également extrêmement positif quant aux perspectives pour 2021 et au-delà. La Chine a déjà dépassé l’Union européenne en termes de production économique : sa part dans le produit intérieur brut mondial est de 18 %. Elle occupe actuellement la deuxième place derrière les États-Unis, qui ont 27 % du produit intérieur brut mondial.

La part du marché mondial des exportations atteint le chiffre record de 14 %.

Un deuxième chiffre montre à quel point l’économie chinoise a bien résisté à la pandémie de Covid-19 : sa part du marché mondial des exportations a atteint un niveau record de 14 %. Cela met en avant une autre force de la Chine : sa flexibilité. Lorsque la demande mondiale d’équipements médicaux pour lutter contre le Covid-19 et d’appareils électroniques pour le travail à domicile est montée en flèche, l’économie chinoise était disponible alors que de nombreux pays industrialisés occidentaux ne pouvaient pas y répondre. Il est certain que la situation devrait se normaliser en 2021. Néanmoins, la Chine devrait être en mesure de défendre sa position renforcée.

Plan quinquennal : trois initiatives pour renforcer encore la puissance économique

Le cap est mis sur la poursuite de la croissance, grâce au quatorzième plan quinquennal, qui entrera en vigueur en mars. Le président Xi veut promouvoir l’innovation et les nouvelles technologies pour renforcer la compétitivité de la Chine et redéfinir son rôle dans le commerce mondial. Pour ce faire, il se concentre sur trois domaines essentiels. Premièrement : la poursuite de l’expansion de la numérisation et du commerce électronique. Deuxièmement, l’orientation cohérente de l’économie chinoise pour réduire massivement sa dépendance vis-à-vis des chaînes de valeur étrangères dans des domaines stratégiquement importants. Troisièmement, le premier engagement à donner la priorité à la lutte contre le changement climatique. La Chine s’engage ainsi systématiquement sur la voie d’une croissance de meilleure qualité et plus durable.

La numérisation améliore la productivité

Un chiffre illustre très bien l’impact énorme des progrès considérables de la numérisation sur la croissance du pays : chaque augmentation d’1 % de la numérisation améliore la productivité de 0,3 à 0,4 %. Ce ratio est impressionnant en soi. Si vous le mettez dans le contexte de la situation aux États-Unis ou en Europe, qui n’ont pas réussi à augmenter leur productivité depuis un certain temps, l’importance de cette évolution devient encore plus évidente. Le nombre de demandes de brevets témoigne également de la capacité d’innovation de l’économie chinoise : en termes de nombre et de taux de croissance, elle dépasse les États-Unis.

Un autre élément très important est l’autosuffisance de sa propre économie. La Chine s’efforce de réduire sa dépendance vis-à-vis des autres pays. Par exemple, la Chine produit actuellement environ 30 % des puces pour l’industrie des semi-conducteurs elle-même, tandis que 70 % sont achetés à l’étranger. En cinq ans à peine, le rapport devrait s’inverser : 70 % de la production nationale et seulement 30 % provenant de l’étranger.

Le troisième axe du nouveau plan quinquennal, le tout premier à être axé sur les questions environnementales, devrait également donner un coup de fouet à l’économie. D’ici 2025, une voiture neuve sur cinq immatriculée en Chine sera une voiture électrique. D’ici 2060, la Chine veut avoir une économie neutre en carbone.

Des perspectives positives pour les marchés actions et obligations

Que signifient ces évolutions pour les marchés des capitaux ? Nos perspectives sont fondamentalement très positives, tant pour les actions que pour les obligations.

Les marchés actions ont déjà enregistré de très bons résultats en 2020, grâce aux valeurs de croissance des secteurs du commerce électronique et de l’internet. En 2021, nous nous concentrons davantage sur les actions cycliques et les actions de valeur, dont le potentiel est plus important cette année. À moyen terme, nous considérons que les perspectives des entreprises chinoises du secteur technologique et du e-commerce ainsi que les entreprises des secteurs de l’éducation et de la consommation sont très prometteuses. De nombreuses entreprises dans ces domaines devraient bénéficier de la poursuite de l’expansion de la Chine dans la nouvelle économie.

Toutefois, nous voyons également des opportunités dans les obligations. Les rendements d’environ 3 % des obligations d’État sont un bon argument dans le contexte actuel de faiblesse des taux d’intérêt. En outre, nous considérons que le risque de fortes fluctuations monétaires est faible. Une estimation qui ne se vérifie en aucun cas kid pour tous les marchés émergents prometteurs. Autre point intéressant : des obligations d’entreprises sélectionnées qui ont une prime de rendement importante par rapport aux obligations d’entreprises américaines comparables.

La politique, en particulier la relation avec les États-Unis, reste un facteur d’incertitude. La nouvelle administration du président américain Biden ne prendra probablement pas de gants avec la Chine et abordera de manière critique la question de la démocratie. Toutefois, ses actions seront probablement beaucoup plus prévisibles que celles de l’administration précédente.

La concurrence et l’équilibre des pouvoirs détermineront une fois de plus les relations entre les deux grandes puissances cette année. Mais il devrait être clair pour tout le monde que le buffle chinois est un concurrent sérieux, maintenant et à l’avenir.

Sean Taylor 12 février

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