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Un contexte de marchés propice aux obligations sécurisées

La hausse des taux rend les opportunités plus rares sur les marchés obligataires. Les investisseurs peuvent toutefois se tourner vers les obligations sécurisées pour protéger leur portefeuille tout en générant de l’alpha, à condition d’opter pour une approche de gestion dynamique.

Dans l’environnement actuel de stress des marchés marqué par le retour de l’inflation et la hausse des taux, la quête de placements obligataires sûrs et performants fait figure de graal. Peu connu des investisseurs, les obligations sécurisées (ou « covered bonds ») apportent pourtant une réponse convaincante en offrant un très haut degré de sûreté à leurs détenteurs. Cette sûreté résulte de la structure même de ces obligations qui permet de bénéficier d’un mécanisme de recours extrêmement protecteur en cas de défaut de l’émetteur. En plus de 200 ans d’existence (la classe d’actifs est très ancienne), jamais aucune obligation sécurisée n’a fait défaut malgré la succession de crises et d’événements crédit ! Il s’agit en fait de la catégorie de dette financière la plus « senior » accessible aux investisseurs. « Pour un volume de 100 millions d’obligations sécurisées allemandes, nous pouvons « sécuriser » l’investissement par une promesse de garantie estimée à 225 millions d’euros. Le ratio de couverture atteint ainsi 2,25. Pour les obligations sécurisées italiennes, ce ratio ressort à 1,72 » explique Torsten Harig, spécialiste produit senior chez Nordea AM.

Le marché des obligations sécurisées est vaste, atteignant environ 2.900 milliards d’euros d’encours. Les principaux pays émetteurs de ce type d’obligations sont le Danemark (plus grand marché d’obligations sécurisées dans le monde), l’Allemagne, la France, l’Espagne et la Suède. Hormis le risque de défaut extrêmement faible, les obligations sécurisées bénéficient de notations très favorables et offrent à leurs souscripteurs un fort niveau de liquidité. « Les obligations sécurisées peuvent remplacer les obligations d’Etat dans les portefeuilles, ainsi que les obligations privées bénéficiant d’une notation élevée » précise Torsten Harig.

Des opportunités à saisir, y compris au sein de la zone euro

Cette protection est d’autant plus précieuse dans le contexte actuel que la dégradation des perspectives économiques risque de conduire à une augmentation des taux de défaut. Disposer d’obligations qui protègent l’investisseur du risque de défaut prend donc tout son sens dans un environnement comme celui que nous connaissons. En outre, une gestion de portefeuille très dynamique et active rend cette solution pertinente pour les investisseurs à la recherche d’un couple rendement-risque optimal. Pour cela, le gérant doit aller traquer les opportunités de spread, en recherchant les prix les plus dépréciés. Or, le marché des « covered bonds » reste inefficient en raison de biais liés à certains marchés domestiques ou aux effets de change.

Certains marchés ont tendance, en effet, à être délaissés par les investisseurs qui privilégient les produits libellés en euros alors que des pays comme le Danemark, la Suède ou le Royaume-Uni émettent ce type d’obligations dans leur propre devise. « Malgré leur contreperformance depuis le début de l’année, les obligations sécurisées danoises devraient constituer une opportunité intéressante pour les investisseurs au cours des prochains mois car elles ne sont pas exposées au « tapering » en cours de la BCE » précise Henrik Stille, gérant principal chez Nordea AM. Au second semestre, la fin des programmes d’achats d’actifs de la BCE (extinction du programme PEPP fin mars et APP début juillet) va en effet tarir une source d’achat substantielle pour les marchés obligataires européens.

Si les opportunités existent toutefois au sein de la zone euro, elles sont à trouver du côté de l’Italie, de la Grèce et de l’Espagne, à condition de se montrer très sélectifs. En dehors du continent européen, celles-ci se concentrent notamment au Canada et en Australie et en Asie du sud-Est.

Quoi qu’il en soit, les investisseurs doivent être accompagnés par des équipes d’experts capables d’identifier les émetteurs dont la note ne reflète pas le potentiel d’appréciation. L’offre de Nordea compte trois stratégies avec des profils de rendement-risque distincts afin de répondre aux différents besoins et attentes des investisseurs. Le fonds historique Nordea 1 – European Covered Bond Fund propose un portefeuille diversifié en obligations sécurisées avec un positionnement neutre sur la duration. Les fonds Nordea 1 – Low Duration European Covered Bond Fund et Nordea 1 – European Covered Bond Opportunities Fund offrent au contraire une duration réduite afin de protéger les investisseurs contre la remontée des taux d’intérêt. Le dernier portefeuille est concentré sur un plus petit nombre de titres représentant les plus fortes convictions du gérant dans la classe d’actifs.

Next Finance 6 juillet

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