mercredi 1er juillet 2026
Nous maintenons notre sous-pondération des actions mondiales. Une certaine exubérance des marchés mondiaux témoigne d’un profond optimisme au sujet de la croissance et des bénéfices des entreprises, mais ces attentes risquent fort d’être déçues.
Selon Olivier de Berranger de LFDE, le jour où l’inflation se réveillera, l’investisseur en actions sera à long terme mieux protégé que l’investisseur en obligations souveraines, qui se demandera par quel aveuglement il a pu accepter durablement des rendements infinitésimaux.
En avril, le marché a rapidement tourné le dos aux signes de récession qui s’étaient manifestés plus tôt dans l’année. Les politiques monétaires plus favorables des banques centrales, les signes récents annonçant la fin du ralentissement des économies chinoise et européenne ainsi que le début prometteur de la saison des résultats ont engendré des perspectives plus positives.
Puisque la phase d’expansion du cycle économique a dix ans, les investisseurs sont confrontés à une question clé : doivent-ils être plus défensifs dans leur allocation d’actifs ou doivent-ils plutôt tenter de jouer une poursuite du rallye boursier ?
De nombreux observateurs pointent le niveau élevé de la prime actuellement affichée par les valeurs technologiques. Selon nous, celle-ci témoigne avant tout d’une mutation profonde du secteur, de nature à justifier une évolution dans son traitement boursier, élevant désormais la technologie au rang de secteur de croissance à forte visibilité.