mercredi 28 octobre 2026
Alors que la BCE a révisé à la baisse ses prévisions de croissance (avec une contraction de -8,7% en 2020 et un rebond de 5,2% en 2021), Christine Lagarde a marqué une nouvelle étape dans le programme d’aide à l’économie.
La Réserve fédérale américaine (FED) a annoncé le 23 mars 2020 qu’elle achèterait des obligations corporate pour la première fois en 107 ans d’existence. Le mécanisme de facilité de crédit aux entreprises sur le marché secondaire de la FED de New York a ainsi débuté le 12 mai dernier via des achats d’ETFs.
L’action des grandes banques centrales devrait empêcher toute remontée incontrôlée des taux dans un contexte macroéconomique bouleversé par la crise du Covid-19.
En mettant l’économie mondiale à l’arrêt pendant plusieurs mois, la crise du coronavirus a poussé les Etats à prendre des mesures de soutien budgétaire de très grande ampleur. En conséquence, les déficits publics vont fortement se creuser et parfois atteindre des niveaux historiquement élevés. Ainsi, les marchés de dette souveraine vont entrer dans une nouvelle ère.
La crise que nous vivons actuellement est sans équivalent, notamment parce que, contrairement aux dernières crises, elle ne vient ni de l’économie réelle ni de la sphère financière. Les trois dernières grandes crises mondiales que nous avons connues venaient en effet de chocs endogènes, ou plus précisément de l’éclatement de bulles spéculatives formées par les agents économiques.