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Des investisseurs représentant un encours de $1,6 trillion appellent à une meilleure diffusion des informations ESG par les entreprises cotées

Sous l’impulsion d’Aviva Investors, vingt-quatre investisseurs institutionnels ont écrit aux 30 plus grandes places boursières internationales...

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Les vingt-quatre investisseurs institutionnels [1] réclament une meilleure communication des informations relatives au développement durable des sociétés cotées.

Ce courrier s’inscrit dans le cadre d’une initiative plus large lancée par Aviva Investors en 2008 et qui s’appuie sur les Principes d’Investissement Responsable (PRI) adoptés sous l’égide de l’ONU. Son objectif est d’inciter les bourses à chercher des moyens d’améliorer la qualité du reporting de développement durable des entreprises admises à la cote. [2] Sur la base d’informations Bloomberg, ce courrier présente également un classement des bourses à partir du niveau des informations environnementales, sociales et de gouvernance (ESG) diffusées par les sociétés cotées.

•En haut du tableau figurent notamment : Euronext Paris, Tokyo Stock Exchange, Helsinki, Euronext Amsterdam, Euronext Lisbonne et Borsa Italiana.
•En revanche, on trouve parmi les mauvais élèves  : Australian Stock Exchange, NASDAQ GS, Korea Exchange, Santiago Stock Exchange et Philippine Stock Exchange.

Aviva Investors appuie la proposition d’un nouveau critère d’admission à la cote basé sur l’obligation pour les entreprises d’évaluer le niveau de responsabilité et de durabilité de leur business model, et de mettre en oeuvre une stratégie prospective de développement durable soumise à leur assemblée générale.

Paul Abberley, directeur général d’Aviva Investors Londres, a déclaré : « Les marchés évoluent au gré des informations qui leur sont fournies. Lorsque les données ESG sont insuffisantes ou ne sont pas diffusées, il est difficile pour les investisseurs de long terme que nous sommes d’évaluer l’ensemble des risques et des opportunités de développement durable liés à la société. Nous pensons que les bourses ont un rôle majeur à jouer dans l’évolution des marchés financiers mondiaux vers un modèle plus durable : elles peuvent en effet influencer directement et contrôler les activités et la stratégie des sociétés qui souhaitent accéder aux marchés. Cette démarche ne peut donc être que favorable aux investisseurs. »

Georg Kell, directeur exécutif du Pacte mondial des Nations unies et fervent partisan de cette initiative, a commenté : « Beaucoup de multinationales comprennent qu’elles peuvent accroître leur valeur actionnariale en intégrant le développement durable à leurs stratégies à long terme et en communiquant chaque jour sur l’avancée de leurs projets. C’est seulement quand les investisseurs ont à leur disposition des informations pertinentes qu’ils peuvent évaluer une société par rapport à ses pairs, et décider ou non d’y consacrer du capital. Les bourses ont un rôle majeur à jouer en prenant des mesures visibles pour créer des marchés de capitaux vraiment durables. »

James Zhan, directeur de la division des investissements et des entreprises de la CNUCED (Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement) et organisateur de l’initiative Bourses de valeurs durables du Forum mondial de l’investissement l’année dernière, a déclaré :« Il n’est pas rare que les grandes entreprises publient des données ESG de bonne qualité, mais ces informations manquent de comparabilité et d’utilité. Cette action témoigne de l’intérêt fort des marchés pour un reporting ESG standardisé et de l’attention croissante portée au développement durable. Les bourses peuvent jouer un rôle important en rationalisant leurs pratiques à l’échelon national et en participant aux efforts internationaux pour l’harmonisation de la communication des informations ESG. »

Next Finance Février 2011

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Notes

[1] Les 24 signataires du courrier représentent un encours total de 1 600 milliards USD et regroupent les investisseurs suivants (plus quatre prestataires de services) :
Allianz Global Investors Investments Europe, AP7, Australian Council of Super Investors, Aviva Investors, BC Investment Management Corporation (bcIMC), Church of Sweden, Dexia Asset Management, Environment Agency Active Pension Fund, EQAO, Ethos Foundation, Fonds de réserve pour les retraites - FRR, Mn Services N.V., NEI Investments, North East Scotland Pension Fund, Pax World Management LLC, RCM une entreprise du groupe Allianz Global Investors, SNS Asset Management, Solaris Investment Management, Sparinvest, "TD Asset Management (TD Asset Management Inc., TDAM USA Inc.)", The Co-operative Asset Management, Trillium Asset Management, Triodos Investment Management B.V. et VIP (Vereinigung Institutionelle Privatanleger) eV. Les quatre prestataires de services signataires de l’appel sont : Ceres, Ethix SRI Advisors, Fondation Guilé et Illac Ltd.

[2] Le principal objectif de la proposition d’Aviva Investors d’instaurer une obligation d’information sur la politique RSE de l’entreprise (avec vote de l’assemblée générale) est de susciter le débat au sein des conseils d’administration des sociétés cotées à travers le monde, et entre la société et ses actionnaires. Le cadre suggéré pour ces débats est le Pacte mondial des Nations unies, et il est proposé que le reporting soit effectué selon le principe comply or explain, qui oblige l’entreprise à se conformer aux règles ou à expliquer pourquoi elle y a dérogé. Les trois principes clés des modalités du vote de l’assemblée sont les suivants : (i) le rapport serait publié dans son intégralité ou synthétisé dans le Rapport et les Comptes ; (ii) le vote serait consultatif, et (iii) il incomberait aux actionnaires d’approuver le rapport.

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