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L’euro dans le gaz

Le risque sanitaire prend de l’ampleur en Europe. Néanmoins, la vaccination et l’arrivée prochaine des traitements oraux permettent aux pays européens de favoriser les mesures sanitaires de moindre coût pour l’activité, comme la décision en Belgique de rendre de nouveau le télétravail obligatoire.

• Le risque sanitaire prend de l’ampleur en Europe

• Face à la hausse des prix de l’énergie qui menace la reprise, les États-Unis, la Chine et le Japon ont décidé de mener la riposte

• Le rebond dans l’industrie automobile témoigne d’une amélioration de la situation concernant les pénuries de semi-conducteurs

Le risque sanitaire prend de l’ampleur en Europe. Néanmoins, la vaccination et l’arrivée prochaine des traitements oraux permettent aux pays européens de favoriser les mesures sanitaires de moindre coût pour l’activité, comme la décision en Belgique de rendre de nouveau le télétravail obligatoire.

Alors que la Russie tarde à accroître ses exportations de gaz vers l’Europe, la suspension par l’administration allemande du processus de validation de Nord Stream 2 a poussé le prix du gaz européen au-delà de 100 €/MWh. Les tensions sur le marché du gaz pourraient d’autant plus s’aggraver que le bras de fer géopolitique avec la Biélorussie menace de perturber les flux qui transitent par son territoire. L’inflation risque donc de continuer de progresser, menaçant en partie le rebond de la consommation. Ce contexte a pesé sur l’euro, qui a glissé sous 1,13 contre dollar.

Face à la hausse des prix de l’énergie qui menace la reprise, les États-Unis, la Chine et le Japon ont décidé de mener la riposte en coordonnant l’utilisation d’une partie de leurs réserves stratégiques. Le but est de mettre un coup d’arrêt à la hausse du prix du pétrole et d’accroître la pression exercée sur l’OPEP.

Aux États-Unis, les statistiques publiées au cours de la semaine ont témoigné de la vigueur de l’activité au début du 4ème trimestre. La production industrielle a rebondi en octobre (+1,6% en glissement mensuel vs -1,3% en septembre). Le rebond dans l’industrie automobile témoigne d’une amélioration de la situation concernant les pénuries de semi-conducteurs. Les ventes au détail ont accéléré en octobre (+1,7% en glissement mensuel vs +0,8% en septembre), s’établissant à plus de 20% au-dessus de leur niveau pré-COVID. Cette bonne dynamique économique devant générer un surcroît de recettes fiscales, la secrétaire au Trésor Janet Yellen a décalé la date limite pour relever le plafond de la dette au 15 décembre (vs 3 décembre précédemment), offrant plus de temps aux Démocrates pour se mettre d’accord sur le dernier volet de relance et le relèvement du plafond de la dette.

Au Japon, la publication du PIB du 3ème trimestre a déçu à -0,8% en rythme trimestriel vs -0,2% attendu. Confronté à une inflation négative (-0,1% en glissement mensuel en octobre), la Banque du Japon ne peut envisager de sortie de sa politique monétaire accommodante contrairement aux autres banques centrales des pays développés. Dans ce contexte, le premier ministre japonais Fumio Kishida a dévoilé un plan de relance plus vaste qu’attendu (490 MM$), avec un volet important de soutien à la consommation (170 MM$), moteur le plus faible de la croissance japonaise.

Dans ce contexte, nous maintenons une position de neutralité sur les actions, avec toujours une préférence pour les actions japonaises. Sur les marchés de taux, nous continuons de réduire la sensibilité globale et privilégions toujours le crédit par rapport aux dettes souveraines.

Edmond de Rothschild (France) 22 novembre

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