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La Blue Economy : une thématique d’investissement à suivre

L’économie bleue (« Blue Economy ») est considérée comme l’un des prochains thèmes porteurs de la finance responsable d’après une étude réalisée par l’organisme Responsible Investor .

Qu’est-ce que la Blue Economy ?

Selon la définition de la Banque mondiale, la Blue Economy consiste en « l’utilisation durable des ressources océaniques pour la croissance économique, l’amélioration des moyens de subsistance et des emplois tout en préservant la santé de l’écosystème océanique » [1]. Cette thématique répond notamment à l’objectif 14 de développement durable de l’ONU (« conserver et exploiter de manière durable les océans, les mers et les ressources marines aux fins du développement durable »). L’ONG Conservation International évalue la valeur économique annuelle produite par l’océan à 1500 milliards de dollars. De nombreux secteurs d’activité en bénéficient à l’instar du transport maritime, du tourisme côtier, des énergies marines renouvelables, des biotechnologies maritimes ou encore de l’aquaculture, soulignent les experts de Mercator Océan International, une société pionnière dans les activités d’océanographie opérationnelle engagée depuis près de 25 ans dans une mission d’intérêt général au service des océans durables.

Pourquoi s’intéresser à la Blue Economy ?

L’on voit naître de nouvelles solutions d’investissement dédiées à cette thématique, à l’instar de BNP Paribas Asset Management qui vient de lancer au sein de sa gamme BNP Paribas Easy le premier fonds indiciel coté (ETF) sur la Blue ec onomy. C’est dans un contexte économique fragilisé par la crise sanitaire du Coronavirus, que le rapport MedTrends du WWF [2], publié en septembre 2015, estime que les opportunités offertes par l’économie bleue devraient continuer à croître au cours des 15 prochaines années.

Favoriser les sociétés respectueuses de l’environnement

L’économie bleue, qui recouvre une multitude de secteurs et d’acteurs différents, peut représenter un terrain propice à l’investissement responsable. Il est donc possible voire souhaitable de s’intéresser aux entreprises qui mettent en place de bonnes pratiques en matière d’ESG (sur la base de critères environnementaux, sociaux et de gouvernance) et dont l’engagement devrait assurer une pérennité financière sur le long terme. Le groupe français Engie, actif dans le secteur lié aux énergies et ressources océaniques, a par exemple décidé de développer un projet de ferme pilote éolienne flottante en France, au large de Leucate – Le Barcarès, avec EDP Renewables et la Caisse des Dépôts, afin d’alimenter en électricité verte près de 50 000 personnes par an, contribuant ainsi à la transition énergétique de la région Occitanie à l’horizon 2022.

Comment investir dans la Blue Economy

Pour répondre à la demande croissante des investisseurs désireux d’investir dans l’économie bleue, le fournisseur d’indices ECPI, engagé sur l’ESG depuis plus de 20 ans, a lancé l’indice ECPI Global ESG Blue Economy Equity. Les actions composant cet indice sont sélectionnées en tenant compte de critères ESG mais aussi de leur liquidité, une capitalisation boursière minimum de 500 millions d’euros étant exigée. Au final, l’indice a été construit pour sélectionner 50 valeurs internationales équipondérées. Parmi elles, on trouve des sociétés françaises comme Engie, Veolia Environnement ou Suez.

Les investisseurs désireux d’investir sur cette thématique à travers une gestion indicielle peuvent se tourner vers l’indice ECPI Global ESG Blue Economy Equity qui a sélectionné 50 entreprises cotées en Bourse de l’économie bleue, sur la base de notations ESG, principalement domiciliées au Japon (22 %) et aux Etats-Unis (14 %), au Royaume-Uni (10 %) et en France (8 %).

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Source : ECPI

Cet indice actions, diversifié sur le plan international, offre une exposition à différents secteurs liés aux énergies et ressources océaniques (éolien offshore, biotechnologie marine, énergie marémotrice), mais aussi liés aux activités côtières (protection du littoral, écotourisme…), à la pêche et à l’aquaculture, à la réduction de la pollution (entreprises de recyclage/gestion des déchets, services environnementaux), et enfin au transport maritime (expédition de conteneurs, équipement de navires).

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Source : ECPI

Bertrand Alfandari 19 janvier

P.-S.

Les titres ci-dessus sont mentionnés à titre d’information uniquement et ne doivent pas être considérés comme une recommandation d’investissement.

Les investissements réalisés dans les fonds sont soumis aux fluctuations du marché et aux risques inhérents aux investissements en valeurs mobilières. La valeur des investissements et les revenus qu’ils génèrent peuvent enregistrer des hausses comme des baisses et il se peut que les investisseurs ne récupèrent pas l’intégralité de leur placement.

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