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La France en tête sur le marché des obligations sociales émises en 2020 selon une étude de Linklaters

763 émissions d’obligations vertes et 169 émissions d’obligations sociales (« social bonds ») ont été lancées à travers le monde en 2020. Les émissions d’obligations sociales ont rapporté plus de 169 milliards de dollars US cette année à travers le monde, soit 12 fois plus qu’en 2019 (14 milliards de dollars US).

§ 763 émissions d’obligations vertes et 169 émissions d’obligations sociales (« social bonds ») ont été lancées à travers le monde en 2020.

§ Les émissions d’obligations sociales ont rapporté plus de 169 milliards de dollars US cette année à travers le monde, soit 12 fois plus qu’en 2019 (14 milliards de dollars US).

§ Les émissions d’obligations vertes représentent à elles seules 247 milliards de dollars US en 2020, contre 197 milliards en 2019.

§ La France (49,8 milliards de dollars US) et le Luxembourg (49,7 milliards de dollars US) ont dominé le marché mondial des émissions d’obligations sociales, les deux pays totalisant près des deux tiers du marché en 2020.

§ L’Union Européenne est devenue le plus gros émetteur d’obligations sociales en 2020.

En 2020, 763 émissions obligataires vertes ont été lancées à travers le monde, atteignant un total de 247 milliards de dollars US, selon une étude [1] menée par le cabinet d’avocats international Linklaters. Les émissions vertes servent à financer ou refinancer des projets respectueux de l’environnement notamment en termes d’efficacité énergétique, de limitation de la pollution, de transports propres ou de nouvelles technologies vertes.

Les données ont aussi révélé que 169 émissions obligataires sociales ont permis de lever 169 milliards de dollars US en 2020 – soit 12 fois plus qu’en 2019 où le montant s’élevait à 14 milliards de dollars US. Les « social bonds » financent des projets à objectifs bénéfiques sur le plan social en réponse à une problématique particulière, comme l’accès à des infrastructures basiques et aux services essentiels, au logement à prix abordable ou encore la création d’emplois, le progrès socio-économique ou la formation des personnes.

Véronique Delaittre, associée en Marchés des Capitaux chez Linklaters, a commenté : “L’année 2020 a surpassé 2019, qui constituait déjà à l’époque une année record avec une levée de fonds de 197 milliards US$ en émissions vertes à travers le monde. La montée en flèche des émissions de « social bonds » montre clairement qu’au lieu de tempérer l’enthousiasme pour cette catégorie d’actifs, la pandémie a favorisé le besoin de financement des émetteurs et l’intérêt des investisseurs sur ce sujet. Les obligations sociales se sont révélées être un outil de lutte contre la pandémie, en limitant certains effets socio-économiques de la crise. Ceci a particulièrement attiré les investisseurs de plus en plus conscients de l’impact social que peut avoir la finance.”

La France et le Luxembourg affichent ensemble les plus gros montants émis dans le cadre d’obligations sociales.

En tête, les émetteurs français ont récolté 49,8 milliards de dollars US, suivis de près par ceux du Luxembourg (49,7 milliards de dollars US) – chaque pays représentant près d’un tiers du marché mondial des obligations sociales. Le Luxembourg a enregistré un nombre record d’importantes émissions obligataires sociales avec les transactions de grande ampleur lancées cette année par l’Union Européenne et par la Banque Européenne d’Investissements.

En termes de volume, le Japon (8,8 milliards de dollars US) est en tête avec 40 émissions de « social bonds ». Les Etats-Unis (9,1 milliards US$) comptent 30 émissions et la France 20.

Véronique Delaittre poursuit : “Les émissions vertes et sociales sont probablement devenues l’une des catégories d’actifs les plus en vue en 2020. La tendance devrait se confirmer en 2021. Nous avons également vu des évolutions de ces produits, avec l’émergence d’obligations liées au développement durable qui prévoient une rémunération du titre liée à l’atteinte ou non d’un ou plusieurs objectifs durables de l’émetteur. Ces produits sont recherchés par des investisseurs davantage enclins à aligner leurs stratégies d’investissement sur un avenir plus vert ou durable.”

Next Finance 11 janvier

Notes

[1] Source : Refinitiv

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