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Le Japon en tête et la Chine à la traîne

Nous avons assisté à une rupture de la corrélation historiquement forte entre les deuxième et troisième plus grands marchés boursiers du monde. Le Japon a continué à se redresser et a été le plus performant cette année, le "marché oublié du monde" mettant enfin derrière lui trois décennies de déflation et de stagnation.

Dans le même temps, les actions chinoises ont connu le plus mauvais départ de tous les marchés, alors qu’elles sont confrontées à un triple défi : la consommation, l’immobilier et les exportations. Il s’agit d’un piège à valeurs sans visibilité politique, mais qui présente de nombreux avantages pour les plus courageux et ne doit pas être ignoré. La remontée du yen japonais et la rotation vers les actions nationales, qui souffrent depuis longtemps, n’ont sans doute pas fini de faire parler d’elles.

Le Japon, la troisième économie et le troisième marché boursier du monde, ont continué sur leur lancée pour 2023. L’indice de référence Nikkei 225 vient de franchir la barre des 36 000 pour la première fois en 34 ans. La déflation s’est inversée parallèlement au renforcement de l’économie et a ouvert la voie à un resserrement monétaire à petits pas. Cela a renforcé le yen, qui est de loin la devise la moins chère du monde, et a entraîné une rotation vers les actions et les banques bon marché axées sur le marché intérieur. Dans le même temps, les autorités ont lancé des réformes, des comptes d’épargne-retraite exonérés d’impôts (NISA) aux changements de gouvernance d’entreprise en passant par l’allongement des heures d’ouverture des marchés. Pourtant, la plupart des investisseurs n’y pensent toujours pas, selon notre dernière enquête.

Les difficultés de la Chine se poursuivent, avec une croissance du PIB stagnante de 5 % et une déflation, et une réponse politique tiède. Elle est confrontée à trois vents contraires : 1) une grève des consommateurs, 2) la surcharge du secteur immobilier et 3) la faiblesse de la demande manufacturière mondiale. La banque centrale a de nouveau évité de réduire les taux d’intérêt, malgré la déflation et des taux réels parmi les plus élevés au monde. Il s’agit d’une combinaison intrigante mais très risquée de valorisation bon marché, de sentiment médiocre, de stabilisation de l’économie et de flexibilité politique. Cette situation ne peut être ignorée, car elle a des répercussions à l’échelle mondiale, des matières premières à Apple. Croisons les doigts pour le début, le 10 février, de l’année du dragon, qui s’annonce sous les meilleurs auspices.

Ben Laidler 22 janvier

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