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Le seul vainqueur est le dollar américain

Suite aux annonces de la Réserve Fédérale américaine (Fed), William Gerlach, Country manager France chez iBanFirst, acteur international des paiements multidevises, souhaite apporte son analyse sur le sujet.

Le seul vainqueur de ce soir est le dollar américain. Dans la foulée du communiqué de la Réserve Fédérale américaine (Fed), l’EUR/USD a atteint un nouveau point bas à 0,9813. Ce n’est que le début. La prochaine cible se trouve au niveau du support situé à 0,9753. Nous nous rapprochons de notre cible de fin d’année à 0,96. Elle sera certainement atteinte avant le mois de décembre. La Fed a clairement tracé la voie pour les prochains mois. Sa priorité sera la lutte contre l’inflation qui devient généralisée.

Cela passe par une poursuite du durcissement monétaire dès à présent : hausse de 75 points de base du taux directeur et accélération du processus de durcissement quantitatif à hauteur de 95 milliards de dollars par mois.

Mais d’autres hausses de taux sont à venir (probablement de 75 points de base en novembre et de 50 points de base en décembre). Selon les dot plots, le taux directeur à la fin du cycle de durcissement va se situer à 4,6 % en mars prochain contre 4,5 % selon l’estimation précédente.

C’est un petit changement. Mais il est très significatif. C’est interprété comme un message hawkish par le marché (en faveur d’une accélération de la montée du loyer de l’argent). C’est le seul moyen pour entraîner un repli durable de l’inflation. La Fed ne table toujours pas sur une entrée en récession (taux de croissance revu à la baisse à 1,7 % l’an prochain) ni sur une explosion du taux de chômage.

Il y a débat à ce sujet. On ne peut pas exclure que la combinaison de l’entrée en récession de la zone euro (qui est inévitable) et du durcissement des conditions financières aux États-Unis pousse l’économie américaine dans une contraction prolongée de l’activité pendant plusieurs trimestres. Toutefois, même si ce scénario venait à se réaliser, nous considérons que le dollar américain continuerait de bénéficier du contexte macroéconomique en raison de son statut de valeur refuge.

Il n’y a tout simplement pas d’alternative au dollar dans les conditions de marché actuelles. Mais cela pose de sérieux problèmes aux autres pays. Nous ne serions pas surpris que beaucoup de banquiers centraux réfléchissent aux moyens de lutter contre la chute de leur monnaie nationale ce soir. Cela peut passer par une intervention directe sur les changes, ce qui aurait pour effet d’accroître substantiellement la volatilité.

William Gerlach 22 septembre

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