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Les « actions stables », pour réduire la sensibilité des portefeuilles contre les pressions inflationnistes et la volatilité des marchés

Le concept des « Stable Equities » ou « actions stables » – des valeurs qui se caractérisent par une grande stabilité de plusieurs variables financières clés – constitue une solution convaincante face au scénario d’une stagflation et de forte volatilité des marchés.

Après le cygne noir de la Covid et le formidable rallye boursier qui a suivi grâce au soutien non conventionnel des banques centrales et gouvernements, les investisseurs font maintenant face à une inflation atteignant des records de quarante ans. Depuis fin février, l’irruption d’un nouveau cygne noir avec le conflit russo-ukrainien est venu tirer les prix des matières premières à la hausse, renforçant un peu plus les pressions inflationnistes, celle-ci atteignant 8.5% aux Etats-Unis à fin mars.

Dans les économies développées, le scénario d’une stagflation semble de plus en plus probable alors que les perspectives de hausse de taux se font plus pressantes – la Fed a relevé début mai ses taux directeurs de 50 points de base, désormais entre 0,75 et 1% – et que les prévisions de croissance sont en train d’être revues à la baisse. Ce nouvel environnement fait évidemment figure de défi pour les investisseurs et il plaide en faveur d’une plus grande protection des portefeuilles investis en actions : l’enjeu, identifier des valeurs résilientes, capables de traverser sans heurts significatifs les séquences de forte volatilité ou de retournement de marchés.

Pour l’équipe Multi Assets de Nordea Asset Management, le concept des « actions stables » – des valeurs qui se caractérisent par une grande stabilité des cours, des bénéfices, des dividendes, de l’EBITDA ou encore des flux de trésorerie – constitue une solution pertinente pour renforcer les portefeuilles.

« Nous cherchons à identifier ces actions dont la volatilité, le bêta et le risque sont plus faibles que le marché, tout en veillant scrupuleusement à leurs niveaux de valorisation, la qualité de leurs fondamentaux et leur liquidité » explique Nicolas Magnac-Dajean, CFA, CAIA, Spécialiste produit senior. Ainsi, dans le cadre du fonds Nordea 1 – Global Stable Equity Fund, la construction du portefeuille repose sur trois piliers, la stabilité, les niveaux de valorisation et la diversification des titres en portefeuille. « Le critère de la valorisation est essentiel puisque nous déployons une double approche Value et Qualité : l’objectif est de sélectionner des titres aux fondamentaux robustes mais que nous estimons sous-valorisés, offrant donc un couple rendement-risque attrayant ».

Aujourd’hui, la catégorie des « actions stables » se caractérise par un ratio cours/bénéfices situé dans sa moyenne historique (autour de 13 fois les résultats à 12 mois) quand celui des actions de l’indice MSCI World évolue en fourchette haute (proche de 18 fois les résultats à 12 mois) [1]. La croissance des résultats de ces titres s’avère aussi plus stable dans le temps.

L’atout du « pricing power » face aux pressions inflationnistes

En termes d’allocation, l’équipe de gestion a procédé à plusieurs ajustements ces dernières semaines. L’exposition aux valeurs du secteur IT a été réduite au profit, notamment, d’un renforcement des positions sur des titres du secteur « Consumer Staples » des biens de consommation courante. « Les mouvements de marché des derniers mois, qu’il s’agisse de rotation de styles ou de secteurs, ont créé des opportunités. Revenir sur les valeurs relativement décotées dans ce secteur nous a permis de renforcer nos ‘réservoirs’ de performance pour l’avenir » assure Nicolas Magnac-Dajean. Parallèlement, la pondération est restée relativement élevée sur les valeurs des secteurs de la santé, de la communication et des services. « A travers les secteurs représentés, nous maintenons une forte diversification des titres en portefeuille qui comporte plus de 90 positions. Cette approche contribue à la préservation de la performance dans le contexte de poussée inflationniste, inédite depuis 40 ans, que nous traversons » estime-t-il.

De plus, l’identification d’actions stables affichant un fort « pricing power », c’est-à-dire la capacité pour ces entreprises à relever leurs prix et maintenir ainsi leurs marges bénéficiaires grâce à de fortes barrières à l’entrée, constitue aussi une protection. Parmi ces sociétés, celles affichant une situation de leader, des produits à forte valeur ajoutée, une innovation technologique ou, encore, marketing sont attrayantes. « A travers leur position de leader sur leur segment, ces entreprises imposent des barrières à l’entrée qui contribuent à préserver leurs résultats et leurs capex. Leur faculté à faire accepter des prix élevés à leurs clients, permet à ces sociétés de transposer et de répercuter la hausse de l’inflation. Ainsi nous apprécions par exemple des valeurs comme Johnson & Johnson, Alphabet, Bristol Myers Squibb, ou Iberdrola ».

L’analyse extra-financière participe également activement à réduire la volatilité et l’exposition au risque au sein du portefeuille. Le fonds Nordea 1 - Global Stable Equity Fund est classé Article 8 sous la réglementation européenne SFDR [2] et la politique d’exclusion qui est menée par l’équipe permet de rester à l’écart de titres ou secteurs controversés et risqués, à l’instar du tabac ou du pétrole. « Historiquement la diversification du risque est l’un de nos principaux piliers, et nous considérons les critères ESG parmi d’autres facteurs de contrôle de risque. Cela permet notamment d’identifier des sociétés en ligne avec les Accords de Paris sur le Climat et d’exclure les autres, par exemple celles du secteur pétrolier. De manière concrète, les valeurs pétrolières font face à des risques réglementaires environnementaux croissants, tandis que la volatilité des prix des matières premières impacte négativement la stabilité de leurs fondamentaux (marges, bénéfices, etc.). Ainsi, ce filtre est bénéfique puisqu’il améliore la qualité de notre sélection, les sociétés répondant le mieux à nos critères extra-financiers étant le plus souvent celles démontrant la plus grande stabilité. Par ailleurs, compte tenu de notre approche ESG, le portefeuille ne comportait, ni ne comporte, aucune exposition à des titres sensibles au conflit russo-ukrainien. » précise Nicolas Magnac-Dajean.

Enfin, la bonne tenue des actions stables depuis le début d’année, sans exposition au secteur pétrolier (un des rares en territoire positif), semble démontrer que la combinaison de fondamentaux stables et l’intégration de critères ESG dans la gestion du risque permet de générer une performance plus résiliente dans le temps, en limitant l’impact des chutes majeures des marchés.

Le fonds Nordea 1 - Global Stable Equity compte aujourd’hui 2,6 milliards d’euros d’actifs sous gestion et est géré depuis plus de 10 ans avec la même philosophie et par la même équipe de gérants. Il affiche, au 30 avril 2022, une performance de +4.80% depuis le début de l’année, comparée à -2.64% pour son indice de référence. [3]

Next Finance 30 mai

Notes

[1] Source : Nordea AM, au 31/03/2022

[2] SFDR : Sustainable Finance Disclosure Reguation, réglementation financière européenne sur la publication d’informations, la transparence et la mise en œuvre de critères de durabilité en matière d’investissement responsable.

[3] Données au 30 avril 2022. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

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