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Marchés financiers entre risque russe et données économiques solides

La volatilité sur les indices européens et notamment sur le DAX a atteint hier son plus haut niveau depuis novembre 2020 à plus de 36. C’est-à-dire les niveaux de volatilité que les marchés traversaient en plein milieu de la deuxième vague de Covid, juste avant que Pfizer annonce le premier vaccin.

Et ce qui contraste très fortement avec ces niveaux de volatilité, ce sont les indicateurs d’activité pour la France et l’Allemagne publiés lundi : l’indice PMI Services allemand est ressorti à 56.6, son plus niveau depuis août, signe de la détente sur le front sanitaire, et encore mieux, le même indice pour la France est ressorti à 57.9 soit son plus haut niveau en…49 mois !

Autre élément frappant : le DAX qui est un indice « dividendes inclus » est tombé à son plus bas niveau depuis mars en revenant à tout juste 4% de son sommet de janvier 2020, c’est-à-dire avant que la crise Covid éclate. Or les bénéfices des entreprises allemandes ont sensiblement progressé depuis…et donc les multiples de valorisation se sont détendus. Le DAX se paie désormais 14 fois les bénéfices et le CAC40 un peu plus de 15 fois.

La phase que traversent les indices européens depuis le début ressemble à une phase de capitulation, c’est-à-dire une phase d’accélération plus volatile mais qui est l’aboutissement d’un mouvement déjà entamé, plutôt que son commencement. Les phases de capitulation peuvent durer quelques temps mais précèdent des rebonds dynamiques et donc un changement de tendance.

On ne peut pas non plus parler d’une panique généralisée sur l’ensemble des marchés financiers : le marché des changes est resté très stable avec des mouvements extrêmement limités de l’euro face au dollar. Constat similaire sur les obligations souveraines, il n’y a pas eu d’écartement marqué des taux au sein de la zone euro et il n’y a pas eu non plus de ruée vers la dette allemande, le rendement du Bund, qui rebondit aujourd’hui, ne s’est pas affaissé hier comme c’est souvent le cas lors des phase prononcées d’aversion au risque.

Enfin les prix des contrats de gaz naturel en Europe ont rebondi depuis lundi mais ils restent en-dessous de la moyenne des cours observés depuis janvier et surtout ils évoluent très loin du pic de stress de décembre.

Sauf si la Russie décide d’avancer militairement en Ukraine au-delà des territoires séparatistes, et donc d’envahir l’Ukraine, le potentiel de baisse semble donc relativement limité sur les indices européens à partir de maintenant. Pour l’instant les sanctions annoncées par l’Union Européenne et le Royaume-Uni n’ont pas provoqué de stress supplémentaire des marchés, en attendant les annonces américaines dans la soirée.

Alexandre Baradez 23 février

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