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Une réduction de liquidité normalisatrice

Les banques centrales restent sous les feux de la rampe. Jeudi dernier, la Réserve fédérale a annoncé son intention de réduire ses achats d’actifs de USD 15 milliards par mois, comme prévu. La forte croissance de l’emploi américain au mois d’octobre a donné une justification ultérieure à cette décision.

De même que son président, Jerome Powell, a affiché une certaine nonchalance à l’égard des problèmes perturbant la chaine logistique mondiale. La Fed a adopté une rhétorique plutôt conciliante sur sa politique des taux. De son côté, la Banque d’Angleterre a surpris les marchés en reconduisant ses taux d’intérêt à l’identique, alors que le consensus tablait sur une hausse. Une hausse pourrait toutefois être à l’ordre du jour en décembre. La livre sterling a reculé dans la foulée et les taux d’obligataires se sont repliés dans toutes les régions. La baisse des taux et les bons résultats des entreprises au troisième trimestre ont concouru à doper les performances des bourses des marchés développés. En revanche, les bourses des marchés émergents restent à la traîne à cause des difficultés auxquelles sont toujours confrontés les promoteurs immobiliers chinois et l’économie brésilienne. Nous privilégions les actions des marchés développés aux actions des marchés émergents.

Sur le front de la politique américaine, les Républicains ont gagné l’élection du gouverneur de l’état de Virginie, montrant la vulnérabilité électorale du gouvernement de Joe Biden. Cela étant, le Président américain a pu se réjouir vendredi soir, lorsque son plan de dépenses d’infrastructure de USD 1200 milliards a été approuvé par la Chambre des Représentants. Son plan d’infrastructure humaine devra attendre jusqu’à la mi-novembre pour être voté, mais le résultat favorable de vendredi dernier représente toutefois une victoire pour le Président américain. Dans le même temps, tout porte à croire que le coût du travail restera élevé, en même temps que la baisse récente de la production pèse sur la productivité. Nous pensons que ce fléchissement n’est que temporaire et que la productivité repartira à la hausse—mais les prochains mois seront déterminants pour comprendre si les entreprises peuvent compenser la hausse des salaires avec des gains de productivité.

Les cours du pétrole brut restent élevés suite à la décision de l’OPEP+ de ne pas augmenter leur production malgré les injonctions de nombreux pays, et même directement de la Maison-Blanche. Nous restons positifs sur les actifs réels. La volonté de maintenir les prix de l’énergie à de bas niveaux alors qu’en même temps les dirigeants d’État s’efforcent de trouver une solution à la crise climatique constitue un dilemme qui montre à quel point il sera difficile de faire de véritables progrès lors de la COP26. Concernant la pandémie de coronavirus, le traitement antiviral de Pfizer, qui réduit le risque d’hospitalisation et de décès de 89%, pourrait transformer la pandémie en endémie. L’annonce a renforcé la confiance des marchés vis-à-vis des perspectives de l’emploi américain, contribuant ainsi à la baisse les taux obligataires américains la semaine dernière.

Cesar Perez Ruiz 15 novembre

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