jeudi 27 août 2026
Christine Lagarde n’a rien à envier à ses prédécesseurs, car son travail de présidente de la BCE s’est considérablement compliqué au cours de l’année écoulée en raison des pressions inflationnistes.
A la surprise quasi-générale, la BCE a décidé d’accélérer la sortie de son programme d’achats d’actifs. Une hausse des taux en fin d’année est donc redevenue possible. Et il s’agit là d’un compromis. On n’imagine pas ce qu’aurait été sa décision si le risque géopolitique n’était pas aussi élevé.
Contre toute attente, la BCE annonce un durcissement de ses conditions monétaires en revenant sur l’accroissement prévu de son programme d’achats APP. Après avoir annoncé que ces derniers seraient accrus de 20 milliards par mois au deuxième trimestre et de 10 mds au troisième, à respectivement 40 et 30 milliards pour assurer une transition en douceur de l’arrêt du PEPP...
Face aux risques sur l’inflation et la croissance, nous estimons que la BCE devrait annoncer maintenir la normalisation de sa politique monétaire, mais en la repoussant dans le temps, et en modifiant la séquence annoncée précédemment, qui consistait à attendre la fin des achats d’actifs pour opérer une première hausse de taux.
Le cours du pétrole WTI frôle ce matin les 130 dollars et pourrait progresser davantage, après la possibilité d’un embargo sur le pétrole russe aux Etats-Unis. En effet, l’administration réfléchirait à interdire l’importation de pétrole russe afin de priver la Russie d’une manne financière importante, bien que l’Europe ne semble pas suivre cette voie pour l’instant.