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Fed : une balance des risques légèrement plus favorable

A l’issue du FOMC, la Fed a prolongé ses décisions de politique monétaire. En particulier, elle maintient le rythme des achats mensuels, à savoir 80 mds US de Treasuries et 40 mds USD de MBS. En revanche, le diagnostic sur la balance des risques est légèrement plus favorable.

Si la Fed reconnaît que les risques à court terme ne doivent pas être sous-estimés, plusieurs facteurs récents plaident davantage encore pour une amélioration des perspectives en deuxième partie d’année. La Fed cite la résilience de l’économie (à l’image de la croissance de 4% du PIB au 4ème trimestre), la mise en place de la vaccination et les soutiens budgétaires.

J. Powell a pris soin de préciser que la question du tapering (ralentissement des achats mensuels) ne se posait pas à ce stade, et que le rythme actuel des achats se prolongerait « un certain temps ». Pour autant, les Minutes du FOMC de décembre ont montré que la discussion sur le tapering avait d’ores-et-déjà commencé. Le débat devient même public opposant des banquiers centraux qui envisagent un éventuel ajustement de la politique d’achats plus vite que prévu (R. Kaplan, R. Bostic) à des banquiers centraux plus prudents (J. Powell, R. Clarida).

Nous pensons que le débat sur le calendrier du tapering va forcément prendre de l’ampleur pour deux raisons :

  • D’une part, en considérant une batterie d’indicateurs, la situation actuelle sur le marché de l’emploi n’est pas si éloignée que cela de celle prévalant en décembre 2013 au moment du démarrage du tapering, à l’exception notable des inscriptions hebdomadaires à l’assurance-chômage (graphique 1). Dit autrement, cette statistique des inscriptions à l’assurance-chômage est très importante, en ce sens qu’elle constitue aujourd’hui un veto évident.
  • D’autre part, les banquiers centraux les plus « faucons » sont de plus en plus sensibles aux arguments de stabilité financière (graphique 2).

Ce débat devrait alimenter les incertitudes et se traduira par un surcroît de volatilité, qui constituera l’argument final pour les banquiers centraux les plus « colombes » pour justifier le besoin de temporiser le moment du tapering.

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Source : Groupama AM

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Source : Bloomberg – Calculs : Groupama AM

Christophe Morel 1er février

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