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James Donald : « Dans une perspective de forte hausse des actions émergentes, la stratégie GARP devrait surperformer la stratégie Relative Value »

James Donald, Associé-Gérant, responsable des Actions Emergentes chez Lazard Asset Management, nous fait part de son analyse et de la politique de gestion mise en oeuvre dans les portefeuilles Objectif Actions Emergentes et Objectif Croissance Emergente...

Pouvez-vous rapidement nous présenter votre activité ?

La gestion des actions émergentes a démarré chez Lazard en 1994. Elle représente aujourd’hui $ 40 Mds sous gestion, sous forme de fonds ouverts et dédiés, avec plusieurs stratégies dont la stratégie « Relative Value » (RV) lancée en 1994 et la stratégie « Growth At Reasonnable Price » (GARP) lancée en 2008. Elle bénéficie de l’expertise des différents pôles de gestion constitués d’environ 50 personnes dédiées aux émergents (dont 21 analystes actions), réparties sur 8 équipes, et s’appuie sur la plate-forme mondiale de recherche du groupe. En 2012, nous avons lancé deux nouvelles stratégies, l’une investie sur les Small Caps et l’autre sur les actions Core.

Quelles sont les principales caractéristiques des 2 stratégies RV et GARP ?

Pour ces deux stratégies, notre philosophie se caractérise et se différencie par une approche purement « bottom up » de sélections de valeurs. Nos principes de sélection s’appuient sur une analyse fondamentale des valeurs. La stratégie RV se concentre sur la rentabilité des entreprises alors que la stratégie GARP se focalise sur la croissance des résultats. Et rappelons que les risques macroéconomiques, politiques, de gouvernance et diversification sont analysés titre à titre.

A partir d’un univers initial de 1 700 titres (capitalisations > $ 300 M), ce processus aboutit à un portefeuille de 70 à 90 titres pour la RV et 60 à 90 titres pour la GARP.

L’overlap entre les deux portefeuilles est de 10 % actuellement et d’environ 9 % sur l’historique. La limite est fi xée à 20 %.

Les deux stratégies se distinguent par des expositions géographiques et sectorielles sensiblement diff érentes.

Avec un PER 2013 autour de 12 et un ROE de 13 % pour le MSCI Emerging Markets et compte tenu des perspectives de croissance de la zone, notamment un redémarrage en Chine, nous estimons que les actions émergentes sont décotées par rapport aux actions des pays développés.
James Donald

Comment cela se traduit-il dans les portefeuilles Objectif Actions Emergentes et Objectif Croissance Emergente ?

- Concernant Objectif Actions Emergentes, les principales surexpositions géographiques (versus MSCI EM) sont l’Afrique du Sud (malgré un allègement en 2012), la Russie et la Turquie, et les principales sous-expositions sont la Chine (10 % vs 18 %) et Taiwan. Le poids de la Chine a sensiblement augmenté ces derniers mois, une première depuis les 6 dernières années, car nous y trouvons de nouvelles opportunités en termes de valorisation. Concernant les secteurs, le portefeuille est notamment surexposé à la consommation non-cyclique et aux télécoms. Il est sous-exposé à l’énergie et la consommation cyclique.

- Concernant Objectif Croissance Emergente, les principales surexpositions géographiques sont la Chine et la Russie, et les principales sous-expositions sont l’Inde, la Corée du Sud et Taiwan.
En termes de secteurs, le portefeuille est surexposé à l’industrie, la consommation cyclique et le secteur fi nancier. Le secteur de l’énergie, caractérisé par un niveau de Capex élevé, constitue 15 % du fonds (contre 7,5 % pour Objectif Actions Emergentes). Le fonds est sous-exposé en produits de base, télécoms et en consommation non-cyclique ; ces deux secteurs off rant une moindre croissance, ils sont peu représentés dans la stratégie GARP.

Quelles sont vos perspectives pour 2013 ?

Avec un PER 2013 autour de 12 et un ROE de 13 % pour le MSCI Emerging Markets et compte tenu des perspectives de croissance de la zone, notamment un redémarrage en Chine, nous estimons que les actions émergentes sont décotées par rapport aux actions des pays développés, alors même que les fondamentaux des entreprises sont très favorables et leurs bilans forts solides.
Le meilleur scénario pour les pays émergents consisterait en une croissance mondiale faible, permettant aux pays émergents de poursuivre leur croissance à la fois à l’international mais surtout sur leur marché domestique. Reste le problème du prix des matières premières et de l’énergie.
Dans une perspective de forte hausse des actions émergentes, la stratégie GARP devrait surperformer la stratégie Relative Value.

Nous restons donc optimistes sur les perspectives pour les marchés actions émergents à court, moyen et long termes.

Next Finance Février 2013

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