Les frictions commerciales semblent peu susceptibles de faire dérailler l’économie mondiale.
Le commerce mondial est de nouveau solide, comme le montre notre « Graphique de la semaine ». De manière étonnante, la situation s’est même améliorée après la prise de fonction de Donald Trump, malgré les nombreuses critiques de ce dernier au sujet de la mondialisation. L’approche du président américain dans les négociations commerciales a été résumée par The Economist [1] en trois étapes : faire des menaces, conclure des accords, déclarer victoire.
L’actualité récente montre que nous sommes encore dans la première étape de ce schéma. « Néanmoins, certains des plus importants partenaires commerciaux des Etats-Unis ont indiqué qu’ils étaient prêts à faire des concessions », note Elke Speidel-Walz, économiste en chef marchés émergents chez DWS. Par conséquent, il est probable que des accords commerciaux soient conclus et permettent d’éviter que l’économie mondiale déraille. Il existe toutefois un risque non négligeable de nouvelles frictions qui pourraient potentiellement affecter les marchés financiers et freiner la croissance mondiale. Un tel scénario s’accompagnerait bien sûr d’autres implications négatives à plus long terme. Il a fallu des décennies pour élaborer les règles actuelles du commerce mondial, mais il peut suffire de seulement quelques tweets pour détruire cette confiance en un temps beaucoup plus court.