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Etude et perspectives du marché mondial des infrastructures cotées

Les aéroports se sont repris, les investisseurs attendant avec impatience les mesures de réouverture post-pandémie. La hausse des prix de l’énergie a soutenu les pipelines mais a représenté un vent contraire pour les services publics.

Analyse du marché

La classe d’actifs mondiale des infrastructures cotées a reculé en septembre, la hausse des prix de l’énergie, l’incertitude politique aux États-Unis et la crise de la dette de l’Evergrande en Chine ayant pesé sur les marchés financiers. L’indice FTSE Global Core Infrastructure 50/50 [1] a enregistré une performance de -3,0%, tandis que l’indice MSCI World [2] a terminé le mois en baisse de -3,7%.

Le secteur de l’infrastructure le plus performant a été celui des aéroports (+6%), en raison des projets américains d’assouplir en novembre les restrictions liées à la pandémie pour les voyageurs aériens de 33 pays, dont la Chine, l’Inde, le Brésil et la plupart des pays européens. Les pipelines (+5 %) ont progressé, car les prix élevés de l’énergie devraient soutenir les perspectives de croissance de ces sociétés.

Le secteur de l’infrastructure le moins performant a été celui des tours / centres de données (-9 %), qui a été affecté par la hausse des rendements obligataires et par la prise de bénéfices par les investisseurs après plusieurs mois de forte performance. Les services publics (-4% à -6%) ont sousperformé en raison de la hausse des rendements obligataires, d’une flambée des prix du gaz naturel qui a suscité des inquiétudes quant à l’augmentation des coûts des intrants, et de la menace d’ingérence politique sur les marchés européens de l’électricité.

La région où les infrastructures ont le mieux performé est le Japon (+4 %), où l’état d’urgence lié au coronavirus a été levé à la fin du mois. La région enregistrant la plus mauvaise performance en matière d’infrastructures a été les États-Unis (-6 %), les responsables politiques ayant débattu du relèvement du plafond de la dette du pays et continué à négocier les initiatives de relance des infrastructures du président Biden.

Perspectives

Les routes à péage représentent la plus grande surpondération sectorielle du portefeuille, via des positions dans des opérateurs européens, d’Asie-Pacifique et d’Amérique latine. Nous pensons que les opérateurs de routes à péage en Europe, en Asie-Pacifique et en Amérique latine représentent une valeur exceptionnelle aux niveaux actuels, les volumes de trafic s’avérant nettement plus résilients que ceux des autres actifs d’infrastructure de transport. Bien que les nouvelles variantes du coronavirus aient assombri les perspectives à court terme, nous restons convaincus que les routes à péage permettront un retour à des niveaux de demande normaux avec la reprise de l’activité économique.

Nous pensons que les services publics du gaz ont un rôle important à jouer dans les années à venir, dans le cadre de la transition des économies vers des sources d’énergie à plus faible teneur en carbone. Parmi les exemples de ce secteur, citons un opérateur chinois qui bénéficie du soutien du gouvernement central pour la transition du pays vers l’abandon du charbon, une compagnie de gaz japonaise défensive et des sociétés américaines et européennes spécialisées qui occupent des positions stratégiques fortes sur des marchés de niche.

Dans le secteur de l’électricité et des services publics multiples, bien que ces sociétés représentent un large segment de l’univers mondial des infrastructures cotées et constituent une bonne source de rendement et de défense, certaines d’entre elles se négocient à des niveaux où une erreur d’évaluation limitée est évidente. Cela dit, nous privilégions les sociétés qui ont la possibilité d’obtenir une croissance régulière et peu risquée de leurs bénéfices grâce à des investissements dans la base tarifaire (remplacement des réseaux de distribution vieillissants, modernisation des sous-stations, extension des lignes de transmission) et au remplacement des vieilles centrales électriques au charbon par des parcs éoliens et des centrales solaires.

Le secteur des aéroports reste difficile. Il reste à voir à quelle vitesse le comportement des consommateurs reviendra à la normale, tandis que les voyages d’affaires pourraient ne jamais retrouver leurs niveaux antérieurs. Nous apprécions les opérateurs européens de qualité supérieure dont la clientèle est plutôt orientée vers les loisirs et les voyageurs VFR (visiting friends and relatives). Ces catégories pourraient voir leurs chiffres rebondir fortement lorsque les restrictions sur les voyages seront levées.

Peter Meany 21 octobre

Notes

[1] Rendement total net couvert en dollars australiens

[2] Rendement total net couvert en dollars australiens

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