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La détention d’obligations publiques par la BCE et les banques centrales nationales de l’Eurosystème

Il y a plusieurs pays pour lesquels la détention d’obligations souveraines nationales par l’Eurosystème, hors SMP, excède leur part de capital de la BCE. Ce sont surtout l’Italie, la France et l’Espagne. Il peut être supposé que le soutien de la BCE est particulièrement nécessaire pour éviter une augmentation des taux réclamés par le marché...

Le tableau de cette note présente des données détaillées sur la détention d’obligations souveraines par l’Eurosystème, composé de la BCE et des banques centrales nationales de la zone euro.

La détention d’obligations publiques par l’Eurosystème, en application des programmes PSPP et PEPP, est censée être distribuée d’après la clef de capital de la BCE. Cette clef est composée des parts des différentes banques centrales nationales dans la partie du capital de la BCE qui est détenue par les pays de la zone euro. C’est toutefois une règle à long terme. L’Eurosystème peut y déroger à court terme. La clef de capital ajustée est calculée sans la Grèce. Elle est d’application pour les détentions du PSPP. La clef de capital normale est d’application pour le PEPP.

Il y a plusieurs pays pour lesquels la détention d’obligations souveraines nationales par l’Eurosystème, hors SMP, excède leur part de capital de la BCE. Ce sont surtout l’Italie, la France et l’Espagne. Il peut être supposé que le soutien de la BCE est particulièrement nécessaire pour éviter une augmentation des taux réclamés par le marché sur leurs émissions d’obligations souveraines, à cause de leur fort degré d’endettement public.

Hors SMP, la BCE et les banques centrales nationales de la zone euro détiennent déjà 26,98% de la dette publique globale des pays de la zone euro, en appliquant la définition de Maastricht. Cela représente un montant de 3078 milliards d’euros.

Si on ajoute la détention du programme SMP, la BCE et les banques centrales nationales de la zone euro détiennent 27,24% de la dette publique globale des pays de la zone euro, en appliquant la définition de Maastricht, pour 3107 milliards d’euros.

La BCE et les banques centrales nationales de la zone euro détiennent une part de la dette publique des pays moins endettés qui est supérieure à celle des pays très endettés. C’est logique puisque la distribution des achats des programmes PSPP et PEPP est guidée par la clef de capital plutôt que par le taux d’endettement. Ainsi, la part de la dette publique de Maastricht détenue par l’Eurosystème est de 37,07% pour la Slovaquie, 36,2% pour les Pays Bas, 34,21% pour l’Allemagne ou 32,22% pour la Finlande. Ce sont des pays relativement mois endettés. Par contre la part de la dette publique de Maastricht détenue par l’Eurosystème est de 22,9% pour l’Italie, 24,92% pour la France, 22,75% pour la Belgique. Ce sont des pays très endettés.

Eric Dor 16 avril

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