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Les répercussions de la Covid-19 restent la principale menace pour l’économie mondiale en 2022, selon les sélectionneurs de fonds

Interrogés sur l’économie mondiale, la moitié des sélectionneurs de fonds s’estime préoccupée par les perturbations de la chaîne d’approvisionnement, tandis que 45% considèrent que les politiques moins avantageuses des banques centrales constituent le risque principal.

La situation macro-économique et sanitaire au cœur des préoccupations

Pour 40% des sondés, les bouleversements récents liés au variant Omicron, telles que les pénuries de main-d’œuvre, font du Covid et ses variants l’autre source d’inquiétude majeure.

  • Natixis Investment Managers (Natixis IM) publie les résultats d’une enquête réalisée auprès de 436 sélectionneurs de fonds issus de banques privées, gestionnaires de patrimoine, fonds de fonds, family offices et courtiers du monde entier, gérant collectivement plus de 12 600 milliards de dollars d’actifs
  • Les perturbations de la chaîne d’approvisionnement, les politiques moins favorables des banques centrales et les divers variants de la Covid constituent les principaux risques économiques identifiés. Si les taux d’intérêt, l’inflation au plus haut depuis 30 ans et les valorisations inquiètent également, la recherche de performance est cruciale pour répondre aux attentes élevées des clients
  • Dans ce contexte, les sélectionneurs de fonds misent sur les actifs privés et allocations alternatives comme source de valeur : ils sont par exemple 9 sur 10 à déclarer maintenir ou renforcer leurs investissements en matière de private equity
  • Enfin, la dimension ESG fait plus que jamais partie intégrante des choix des sélectionneurs : pour 63% d’entre eux, elle est même génératrice d’alpha

Sept sélectionneurs de fonds sur dix dans le monde considèrent les taux d’intérêt comme le principal risque pour les portefeuilles en 2022, suivis de l’inflation pour 68% d’entre eux. Les valorisations et l’impact des taux bas sont également cités. Par ailleurs, 84% du panel jugent que les taux bas ont faussé les valorisations.

Malgré tout, les perspectives de rendement à long terme sont en hausse, passant de 7,1% en 2021 à 7,8% en 2022. Les sélectionneurs pourraient avoir du mal à répondre aux attentes élevées des clients, qui, dans une enquête distincte [1], prévoient des rendements à long terme de 14,5% supérieurs à l’inflation.

Dans ce contexte, les sélectionneurs de fonds privilégient des mouvements tactiques, plutôt que des changements radicaux en 2022, pour équilibrer le potentiel de risque/rendement des portefeuilles.

Les actifs privés, grands favoris des investisseurs

Avec des taux d’intérêt proches de leurs plus bas niveaux historiques, les sélectionneurs de fonds se tournent vers les actifs privés comme nouvelle source de rendement. Les résultats de l’enquête montrent une augmentation des allocations dans les domaines de l’infrastructure (45%), de la dette privée (35%) et de l’immobilier (30%).

Le private equity fait également partie des approches alternatives les plus prisées, puisque neuf détenteurs de cette classe d’actifs sur dix comptent soit maintenir (47%) soit augmenter (45%) leurs investissements dans un double objectif de rendement et de moindre dépendance au marché actions.

Parallèlement, ils sont 39% à envisager de réduire leur allocation aux obligations souveraines, sensibles aux taux d’intérêt.

Enfin, 50% de ceux qui investissent dans des green bonds déclarent vouloir augmenter leur allocation en 2022, portés par l’importance croissante des stratégies ESG.

Pas d’investissement robuste sans ESG

Sept personnes sur dix affirment que l’ESG fait partie intégrante d’un investissement solide et 76% des sélectionneurs de fonds déclarent que leurs entreprises investissent déjà en fonction de cet impact (37%) ou y réfléchissent (39%). Plus de la moitié (54%) des personnes interrogées pensent que la volonté d’influer sur les enjeux sociaux et environnementaux est à l’origine de la demande d’investissements durables, et pour 63 %, l’ESG est générateur d’alpha.

Estelle Castres, Directrice de la distribution, France, Belux, Geneva, Monaco & Israël, Natixis Investment Managers, déclare : « La fin des programmes de relance des banques centrales, la volonté de relancer la consommation et les préoccupations sanitaires engendrent d’importants bouleversements sur le marché, qui pourraient se poursuivre tout au long de 2022. Pour naviguer à travers cet environnement et en tirer parti, nous accompagnons les sélectionneurs de fonds dans le pilotage actif de leurs portefeuilles, avec des allocations diversifiées et stratégiques alliant gestion active, ESG, voir à Impact y compris sur des actifs réels (immobiliers, Private equity…), afin de rechercher des sources de rendement durables. »

La réouverture des marchés, un facteur déterminant dans le choix des secteurs à privilégier

Plus d’un sélectionneur de fonds sur deux (54%) estime que l’énergie devrait surperformer cette année, tout comme les financières (51%) et le secteur de la santé (47%). Les technologies suscitent également l’intérêt (à 43%). Alors que certains s’inquiètent d’une éventuelle scission des grandes entreprises technologiques, 65% parient toutefois sur la croissance de cette industrie en 2022.

Le portefeuille modèle plébiscité

Les portefeuilles modèles apparaissent comme fondamentaux pour les entreprises qui cherchent à conjuguer exposition au risque et attentes des clients. Pour la quasi-majorité du panel, la modélisation de portefeuille permet d’offrir une expérience d’investissement plus cohérente ainsi qu’une approche simplifiée (à respectivement 82% et 85%). Quatre personnes interrogées sur cinq déclarent que leur entreprise en propose déjà.

Sept personnes sur dix associent également portefeuille modèle à efficacité, puisqu’il offre une due diligence renforcée, permet au conseiller de se focaliser sur les objectifs long-terme des clients et répond à un large éventail de besoins clés des investisseurs. Parmi les approches que les sélectionneurs favorisent cette année : l’investissement thématique (à 38%), l’investissement alternatif (à 34%), la gestion fiscale (26%) et les portefeuilles de revenu (25%).

Next Finance 11 février

Notes

[1] Se réfère aux résultats de l’enquête mondiale 2021 de Natixis Investment Managers sur les investisseurs individuels, menée par CoreData Research en février et mars 2021.

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